Le Blog de Nicolas Beretti

Avec de l'entrepreneur et de l'auteur à l'intérieur


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Citizen Centric Politic

Dans les entreprises privées, cela fait un sacré bail que la notion de « Customer Centric » a été intégrée (plus ou moins bien). Cette notion est à l’origine de nos expériences client « sans couture », digitales, personnalisées, sympas, fluides, etc. On a tous bien intégré qu’on a le droit, en tant que client, d’être traité comme il se doit par des entreprises à qui on donne notre argent. Rien ne vous choque là-dedans, j’imagine, et je ne vous apprends rien de neuf (mais ne partez pas, la suite arrive).

Or, hier matin dans l’avion je regardais, consterné, la liste des députés qui ont voté contre l’interdiction du glyphosate dans la loi, ceci après avoir lu qu’en Allemagne, ils allaient couper des hectares de forêt pour construire…une mine de charbon (argh). Dans ces deux exemples, malheureusement non isolés, on retrouve des décisions politiques allant directement à l’encontre de nos intérêts vitaux. Qui nous nuisent, à nous et à nos proches. Ce sont de véritables coups de couteau dans le dos. Ces décisions sont celles de « collabos » dans une 3ème guerre mondiale qui a pour ennemi le réchauffement climatique. Et dans cette guerre, on a plus que jamais besoin de Résistants Climatiques, pas de collabos – surtout en politique. Ces députés déplorables et ce projet de mine de charbon ont le don de me mettre hors de moi et me donnent comme des envies de 1789 (pas vous ?).

Un peu de bon sens

Du coup, je crois qu’il faudrait remettre les pendules à l’heure pour toute cette horde d’élus et de hauts fonctionnaires (même si, dans le lot, il y en a forcément des intègres et compétents j’imagine), en leur rappelant notamment:

  • Qu’on les appelle (à tort!) des « dirigeants » alors qu’ils ont pour seul et unique devoir de nous servir (on parle bien, me semble-t-il, de « Service Public » non ?). On devrait donc plutôt les appeler nos « Serviteurs »: les mots ont à mes yeux le pouvoir de transformer la réalité. Si on faisait cela, je pense qu’on aurait comme élus des gens nettement moins intéressés par le pouvoir, et animés par l’idée authentique de servir l’autre – caractère, soit dit en passant, qui désigne je pense les gens les plus aptes à gouverner (le pouvoir procède idéalement d’un besoin, pas d’un désir).
  • Qu’en échange de leurs services, vous, moi et nos amis nous leur payons un salaire, bien souvent largement au-delà de la moyenne nationale et agrémenté d’un florilège d’avantages incroyables (hors maires et élus de petites communes), salaire et avantages qui amputent directement notre revenu à tous via les impôts que nous payons. Nous « achetons » tous les mois, pour le dire autrement, leurs services : nous sommes leurs clients. Nous avons dès lors le droit de râler quand ils nous servent mal.
Corporate

Fig 1: Homme politique du XXème siècle, non Citizen Centric

L’homme politique de demain

En filant la métaphore du service client, il m’est apparu évident qu’il serait intéressant de reprendre ce qui fonctionne dans le privé (l’Expérience Client, guidée par l’approche Customer Centric) pour l’appliquer à la politique, afin de créer une génération de femmes et d’hommes politiques qui soient…(roulement de tambours) :

« Citizen Centric »

Je rêve d’un monde dans lequel le pouvoir est donné à des gens qui n’en rêvent pas, parce qu’ils ont compris qu’ils sont là pour nous servir, pas pour se servir – aveuglés par cette illusion dorée du pouvoir. Or penser « Citizen Centric » me semble être un moyen simple et efficace de « contaminer positivement » la sphère politique avec une notion largement comprise depuis longtemps dans le privé, et qui fait ses preuves tous les jours. Je ne vois pas au nom de quoi cette classe politique pourraient alors s’y soustraire, leur mission première étant de nous servir. 

Bref, je me suis amusé dans l’avion à imaginer les premières lignes d’une sorte de Charte « Citizen Centric » que pourraient signer nos chers politiques, qui serait bien connue des citoyens, ces derniers devenant alors par ricochet nettement moins tolérants à l’égard des décisions des affaires type Glyphosate, Benalla ou Nyssen. Cette « Charte » pourrait commencer comme ça:

1. J’ai été élu/nommé pour servir les citoyens (ma famille, mes amis, les amis de mes amis) c’est-à-dire dans le seul et unique but de rendre leur vie meilleure, à tous les niveaux – santé, formation, éducation, sécurité… .

2. Je n’ai certainement pas été élu/nommé pour les diriger. Si j’aime diriger, me sentir important et donner des ordres, je vais être colonel à l’armée ou je candidate pour être Pape.

3. En échange de mon travail, les citoyens me paient un salaire, généralement bien au-dessus de la moyenne nationale, afin que j’agisse dans leur intérêt et non dans le mien.

4. Mon salaire est directement prélevé dans les poches de ma famille, de mes amis et de leurs amis à travers les impôts qu’ils paient. Je n’oublie donc jamais qu’ils me permettent de nourrir ma famille.

5. Si je ne sers pas correctement les citoyens et ne défends pas leurs intérêts, je reconnais qu’à l’instar des entreprises privées qui doivent bien servir leurs clients pour survivre, mon licenciement est logique, immédiat et sans appel.

Ce n’est évidemment qu’une bafouille écrite à la va-vite, mais selon vous, cette idée d’encourager les hommes politiques à devenir Citizen Centric vous paraît-elle utile ? Et si oui, auriez-vous des idées sur ce qu’on pourrait en faire concrètement ? Je ne connais à peu près rien à la politique, qui m’intéresse d’ailleurs assez peu, donc je n’ai aucune idée des manières de la faire évoluer… Si vous oui, alors à vos plumes !

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La 3ème Guerre Mondiale a commencé

Et très franchement, on est assez mal parti.

Dans une guerre conventionnelle, aussi sale soit-elle, on a en face de soi un ennemi. Il peut se camoufler parmi les civils, favoriser la guérilla urbaine, l’attaque frontale massive, les attentats, tout ce que vous voulez, mais au moins on a un ennemi, avec des gens qui le représentent, le financent, le soutiennent. Bref, des cibles, sur lesquelles on peut prévoir tout un tas de solutions violentes pour les liquider – dans ce registre, l’humain ne manque pas d’imagination.

La Troisième Guerre Mondiale ?

La guerre qui nous concerne est d’un autre genre et nous oppose à un ennemi bien plus coriace: le changement climatique – causé par l’homme (celui qui, à ce stade, met en doute ce fait incontestable est invité à aller voir ailleurs si j’y suis). D’un point de vue purement logique, le véritable ennemi est donc l’homme, mais ce serait dommage de tous s’entretuer au nom de cette guerre, puisqu’il n’y aurait plus personne pour célébrer la victoire.

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Fig1: Dieu légèrement dépité

Le changement climatique n’est pas « demain » ou « bientôt »: il a commencé depuis 20 ou 30 ans, et ce qu’on observe ces derniers temps ne sont que les débuts d’une catastrophe annoncée, d’une extinction massive de la vie sur Terre. La question, désormais, n’est plus « Est-ce qu’on va pouvoir l’éviter ? » mais « La vie sur Terre va-t-elle être encore possible dans 50 ans ? ». C’est une perspective affreusement surréaliste qu’on croirait tirée d’un film d’action américain, mais c’est le bien réel résultat de notre aveuglement et de notre lâcheté collectifs. Nous sommes dedans. C’est là. C’est maintenant.

Tout le « système Terre » est sur le point – imminent – de basculer dans une dynamique d’emballement dont rien ni personne ne pourra revenir: cette bascule mettra fin à la vie sur Terre – il restera peut-être quelques bactéries motivées et les inoxydables services des impôts, mais c’est tout. On ne parle pas d’un avenir lointain mais de celui de nos – vos – enfants, demain. Plus d’oxygène à respirer, une planète qui commence à bouillir, puis plus d’eau, plus rien. Terminé, la Terre sera devenue une planète Vénus, toutes les formes de vie auront succombé dans d’atroces souffrances, et l’humanité se sera annihilée pour les dernières gouttes d’eau potable disponibles.

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Dès lors, la seule question qui importe devient celle que nos enfants pourraient nous poser, dans 30 ans, s’ils ne sont pas déjà morts sur une planète devenue stérile: « Et vous, quand vous le pouviez, vous avez fait quoi contre la fin du monde ? »

Projetez-vous face à eux, dans 30 ans. Qu’aimeriez-vous pouvoir leur répondre, sérieusement ? Que vous n’avez rien fait, que vous ne saviez pas ? Que vous saviez, mais que vous avez choisi de ne rien faire ? Que le système était trop fort ? Pensez-vous qu’ils vous pardonneront, eux qui n’auront peut-être jamais vu un poisson ou une abeille ? Oserez-vous leur dire que, par lâcheté, vous avez été Collabo et avez participé à la destruction de leur monde et de leur avenir ?

Résister ou collaborer

Revenons un peu en arrière. Dans les années 1940 en France, face aux nazis, il y avait trois choix possibles:

  • #1: Se faire discret et essayer de continuer à vivre comme avant ;
  • #2: Collaborer avec l’ennemi ;
  • #3: Prendre les armes et résister.

Cette dernière option a demandé aux résistants un courage difficile à imaginer aujourd’hui. Il leur a fallu vivre une double vie ou quitter le confort du quotidien pour le maquis, le tout avec une espérance de vie équivalente à celle d’un concours de 1, 2, 3 Soleil sur l’autoroute, de nuit, dans le brouillard. Pourtant, des milliers de gens ont eu ce courage, et nombreux sont ceux qui en ont payé le prix fort. Si le IIIème Reich a été détruit, c’est aussi grâce à eux. 

Alors on a raison de célébrer ces héros de l’ombre, mais le temps est venu de s’en inspirer et de faire comme eux. Face à une menace plus grande que toutes celles que l’humanité a jamais eu à affronter, nous avons, tous, deux options devant nous:

  • Option #1: On reste des Collabos. On ne fait rien de particulier, mais on s’indigne un peu et on partage quelques pétitions pour les abeilles sur Facebook. 
  • Option #2: On devient des Résistants. On ne sait pas bien comment on va s’y prendre, mais on décide de combattre le réchauffement climatique, par tous les moyens possibles. 

L’option #1 est aussi lâche et destructrice que le choix de collaborer avec les nazis en 1940. Elle nous a conduit à la situation actuelle et nous emmènera à coup sûr à la fin de notre monde – que nous verrons de notre vivant, j’en suis persuadé. Si vous ne faites rien, à votre échelle et avec vos moyens, pour lutter, alors vous êtes un collabo. L’ennemi est partout, il nécessite que chacun prenne les armes pour gagner ce qui pourrait être sinon notre toute dernière bataille. Ne rien faire, c’est collaborer. 

L’option #2 est la plus difficile. Comment, en effet, lutter ? Contre quoi, contre qui ? Par quoi commencer ? Comment s’attaquer à un ennemi invisible, qui est partout dans le système – qui est le système ? Comment changer maintenant de mode de vie, alors que nous profitons d’un confort incroyable ?

Nous avons mille et une options possibles. Aucune ne sera miraculeuse et ne gagnera la guerre à elle seule. Allez acheter des arbres et plantez-les, ou financez des actions de reforestation. Mangez (beaucoup) moins de viande. Compensez vos déplacements. Mettez votre matière grise à contribution pour inventer de nouveaux moyens de lutte, comme cette startup qui capture du carbone et le transforme en bijoux, ou cette autre qui veut planter des milliards d’arbres avec des drones, ou encore ce jeune gamin (18 ans!!) qui veut nettoyer tous les océans. Chacun a du se dire: « comment diable vais-je faire ? ». Mais ils ont tenté de prendre les armes, à leur manière. Nous ne sommes pas tous ingénieurs ou chimiste, mais nous avons tous un talent et de l’énergie à y consacrer. 

Personne ne vous demande d’être parfait d’un coup. Nous allons nous retrouver dans de belles contradictions (à titre personnel j’ai planté environ 9 000 arbres via Speaker4Earth mais je roule en moto, par exemple), mais l’important est de commencer la lutte. L’alignement viendra progressivement. J’ai commencé à compenser mes émissions de CO2 en avion, puis mangé moins de viande, puis acheté bio, puis créé Speaker4Earth….et j’espère bien ne pas m’arrêter là, parce qu’il va falloir en faire bien plus pour apporter ma modeste pierre à la Résistance Climatique.

N’attendez pas que quelqu’un d’autre trouve la solution ou s’occupe du problème pendant que vous vivez votre vie. VOUS êtes la solution. Nous le sommes tous, parce que nous sommes tous le problème. Aucun humain, aussi génial soit-il, ne viendra nous sauver. Il y a parmi vous des ingénieurs, des leaders d’opinion, des politiques, des financiers…Vous avez le pouvoir de créer, à votre échelle, des poches de Résistance. Faites-le ! Pitié, ne soyons pas lâches. L’enjeu est tellement énorme…

Si nous continuons à être tous des collabos, alors la fin du film est déjà écrite et nous aurons été l’espèce la plus intelligente mais la plus brève sur cette Terre. Que nous aurons entièrement détruite en passant. 

Alors, quel camp allez-vous choisir ? La Résistance, ou la Collaboration ? 


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Les 30 Gerbeuses et la quête du Sens

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Bienvenue sur Terre camarade

Assis à la table d’un café, j’observe deux femmes (chinoises) juste à côté. Leur principale activité, depuis 30min, consiste à prendre des selfies. Bouche en coeur, tête penchée, selfie à deux, selfie avec le chien, selfie avec la cuillère, selfie avec la tasse à café…elles ne lâchent pas une seconde leur téléphone.

Même le chien a l’air blasé, pauvre bête. Du coup il aboie, ce qui fait momentanément lâcher son portable à sa maîtresse pour lui mettre une muselière (au chien, pas au portable), avant de se lancer dans une longue recherche du filtre Instagram parfait pour son selfie avec la porte des toilettes. Je n’aime pas dire du mal des gens, mais ces deux nanas sont complètement pathétiques. 

Et pourtant, avant…

Pourtant, il y a encore une poignée de dizaines d’années, il me semble que les humains avaient quelques rêves, quelques ambitions. Aller sur la Lune. Réfléchir à la vie. Mettre fin aux guerre. Repousser les limites de la connaissance. Tout le monde n’y participait pas directement évidemment, mais j’ai l’impression qu’au moins ces sujets intéressaient les foules.  

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Endives et Nutella

Chaque mois dans la Newsletter de BrainsWatt, j’essaie de gribouiller un petit dessin – toujours dans l’idée de trouver des excuses d’adultes pour faire des dessins d’enfants. Ce mois-ci, c’est l’affaire – absolument consternante de débilité – du Nutella qui, évidement, est mise à l’honneur.

Newsletter Janvier 18

 

Et dès que possible, vous aurez ici un article tout frais à propos du recrutement ! Il me faut juste le temps de l’écrire ailleurs que dans ma tête.

Bonne journée pleine d’endives !


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5 personnes

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Vous noterez qu’il y a tout juste 5 poules. #AllégorieSubtile

–  » We’re the average of the 5 people we spend most time with« .

C’est ce que Tim Ferriss m’a répondu quand je lui ai demandé :

– » Tim, tu as monté ta première boite après tes études, comme moi ; tu as écrit ton premier livre à 27 ans, comme moi ; tu as écrit ton 2ème livre dans la foulée, comme moi…mais dans tout ce que TOI tu as fais, il y a 6 zéros en plus. Comment diable as-tu fait ??« 

Il a écrit cette phrase dans sa dédicace de son livre « La semaine de 4h« , et sur le coup, je me suis dit que je ne voyais pas vraiment en quoi ça pouvait bien m’aider concrètement, mais que c’était sympa de sa part quand même. A cet instant, avec Tim en train de me parler (et moi comme une groupie), cette phrase m’a semblé chouette, c’est le genre d’assertions contre laquelle tu ne peux pas être opposé ; elle sonne juste, elle est facile à retenir, ça pose quand tu la sors, l’air de rien, à un dîner. Puis les années ont passé, sans que je n’en réalise l’importance.

Je mesure seulement maintenant à quel point cette petite phrase est extrêmement puissante. Elle est tellement vraie, c’en est flippant. Dans cette vie qui est la vôtre, avec qui passez-vous le plus clair de votre temps ? Votre mari ou votre femme, votre conjoint, vos amis, vos collègues ou associés… Souvent, ce sont les mêmes personnes qui reviennent.  Lire la suite


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« Il y aura toujours un bol de soupe à la maison, fiston »

Il y a bien longtemps, au début de mes aventures entrepreneuriales, les choses ne marchaient pas vraiment comme je l’avais anticipé (évidemment). Après mes études, ma famille, globalement, me poussait à trouver un travail pour plus de sécurité. Ils m’avaient vus, après le bac, tenter la création d’entreprise, qui n’a rien donné à l’époque (mais on a bien rigolé), et ça n’avait pas dû contribuer à les rassurer quant à une nouvelle tentative de ma part. 

J’ai donc tenté le salariat dans une agence de com interne ; je n’ai pas supporté ma première heure, ni les 15 jours suivants, et je suis finalement parti à la 3ème semaine. Ils étaient adorables, mais m’asseoir devant un écran à travailler toute la journée sur des trucs que je n’avais pas conçus, c’était pour moi impossible. Donc je suis reparti à zéro concernant l’envie de monter une boîte, et à ce moment-là, mon père, comprenant que je le ferai de toutes façons, et face à l’incertitude de ma réussite, m’a dit quelque chose d’anodin mais qui, rétrospectivement, a eu un énorme impact sur moi : Lire la suite


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COP23, BD et pingouin

Si vous ne connaissez pas la super newsletter TTSO (Time To Sign Off), filez d’abord vous abonner (et revenez ici ensuite – sinon j’ai l’air flan).

Chez TTSO, en plus d’être marrants, ils sont plutôt actifs sur les questions de l’environnement, donc ça me parle, vous pensez bien. Alors en lisant la newsletter d’hier, et étant toujours à la recherche d’un prétexte pour dessiner pendant le boulot, ça m’a donné l’envie de mettre en BD leur judicieux petit texte (que vous retrouverez ici).

J’avais peu de temps pour dessiner, donc vous pardonnerez l’écriture brouillonne et les ratures, ça a été fait rapidos…

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C’est le premier pingouin que je dessine. Jsais pas trop si c’est comme ça. On fait avec hein.