Chercher le bonheur, ou pas

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J’ai tellement aimé cette petite phrase de Nathaniel Hawthorne que j’en ai fait une petite image. Il semble que tout le monde ayant un tant soit peu réfléchi à la question du bonheur s’accorde en effet sur cette vérité : plus on se fixe comme objectif d’arriver à un état de bonheur, moins on y parvienne. Car ce n’est pas un aboutissement, mais un processus ; ce n’est pas dans le fait d’attraper enfin le papillon que réside le bonheur, mais dans notre capacité à profiter de cette « chasse » au papillon.

Pour le dire autrement : il faut tomber amoureux du process, pas du résultat. Sinon, on passe à côté…

À méditer !

Frères d’armes

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{Note : j’avais cet article en tête depuis longtemps. Je ne m’étais pas autorisé à l’écrire avant, et encore moins à le publier, parce que d’une part c’est difficile de partager ses vulnérabilités, et d’autre part je ne veux surtout pas que ce blog tombe dans le pathos du type qui se plaint et parle de son petit nombril. Mais c’est un article impossible à écrire sans se dévoiler, au moins un petit peu. Et je crois qu’il y a quelque temps, si j’étais tombé sur ces quelques lignes, ça m’aurait fait du bien. Donc si ces mots réconfortent ou donnent un peu d’espoir à ceux qui n’en ont plus, tant mieux. A vous qui êtes dans les ténèbres en ce moment, courage. Tenez bon. Il fait toujours plus sombre juste avant l’aube.}

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Tous les humains ont plus ou moins un truc qui cloche. Tous. Parfois, une période de paix peut s’installer, et alors tout va bien ; mais la plupart du temps, en silence, sans s’épancher sur les réseaux sociaux, les gens luttent contre leurs démons. On oublie souvent à quel point chacun d’entre nous mène un combat intérieur. A quel point chacun est un soldat de la vie, en première ligne sur le front de ses propres batailles. Personne ne s’en vante jamais, et personne ou presque ne partage ses peurs, ses névroses, ou ses blessures les plus profondes sur les réseaux sociaux. On fait même plutôt l’inverse. Alors forcément, on finit par oublier qu’elles existent et qu’elles nous concernent tous. Et ça, c’est problématique.

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Couple: comment régler une fois pour toute le Paradoxe de la Fidélité

Fidélité

Devant un problème complexe, l’approche scientifique consiste à le déconstruire jusqu’à son niveau le plus essentiel afin de déterminer les principes de base qui le sous-tendent. Depuis des siècles, c’est le job de tous les chercheurs : déconstruire le réel pour tenter de l’expliquer. Ainsi, la physique est par exemple arrivée à un niveau de dissection du monde assez avancé, où absolument tout l’univers, tout ce que vous connaissez – votre voisin de palier ou Andromède, un moustique ou un trou noir – tout ce qui a été, est et sera résulte de seulement 4 forces fondamentales.

Même si je trouve ça tout à fait fascinant, le critique acerbe qui sommeille en moi n’a pas pu s’empêcher de relever qu’après des siècles de recherches ultra pointues et d’efforts acharnés pour expliquer le monde, ces 4 forces ne sont strictement d’aucune utilité lorsqu’il s’agit de trouver une solution satisfaisante à l’épineux problème qui va nous occuper ici : celui de la fidélité.

Le Paradoxe de la Fidélité

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« Réduire son impact environnemental » c’est comme taper moins fort sur son gamin, ça sert à rien

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L’urgence climatique, c’est ça.

 

Dans cet article, je vous propose qu’on arrête de se mentir avec du vocabulaire mal employé, qu’on arrête de payer nos impôts jusqu’à ce que les Etats se bougent, et qu’on expérimente la grève de la faim climatique.

La situation environnementale est catastrophique, connue de tous, et nos réponses absolument pas à la hauteur. Ce d’autant que l’humanité connait non seulement les solutions, mais, en plus, en a largement les moyens. Planter 1200 milliards d’arbres à l’échelle du globe par exemple permettrait de stocker une grosse partie du carbone en trop dans l’atmosphère, refroidirait des régions entières, abriterait une faune et une flore conséquente, fixerait les sols, bref, ça pourrait nous sauver, tout simplement. 

1 200 milliards de dividendes ou 1 200 milliards d’arbres ?

Si l’Europe et les Etats-Unis décidaient de financer cet effort – en compensation de deux siècles d’émissions de carbone excessifs qui nous ont mené à cet état d’urgence, cela ne coûterait que 2 euros par citoyen. 2 EUROS. Une paille ! Pour un objectif magnifique, car atteignable, concret, vertueux, efficace, symboliquement fort, et pour une fois, largement accessible financièrement : ironie totale ou non, les entreprises mondiales ont versé en 2018 à leurs actionnaires 1200 milliards d’euros de dividendes. Soit exactement la somme nécessaire pour planter les 1 200 milliards d’arbres. Il suffirait qu’UNE SEULE FOIS ces gens déjà richissimes renoncent à leurs dividendes pour que 7 milliards d’êtres humains et toute la biodiversité mondiale puissent espérer avoir un avenir ensemble.  Lire la suite « « Réduire son impact environnemental » c’est comme taper moins fort sur son gamin, ça sert à rien »

Comment remettre du Sens dans le travail ? Avec des lamas

Beaucoup (trop) de gens s’ennuient dans leur job. On avance ici et là le chiffre de 87% des gens qui sont désengagés, dont une partie carrément hostiles à leur entreprise. Vu le temps qu’on passe à travailler, c’est vraiment dommage, parce que ces personnes qui s’ennuient sont en train de gaspiller, littéralement, la ressource la plus précieuse qui soit: le Temps. Plus précisément, le Stock de Temps qu’il leur reste, dont ils n’ont aucune idée. J’en ai assez parlé dans cet article et ce TEDx, donc je ne vais pas m’étendre ici – bien que le sujet soit vraiment, vraiment important à mes yeux (ou alors je flippe en fait sur la vitesse à laquelle le temps file).

Bref, face à ce fléau du désengagement au travail, et à ses fâcheuses conséquences pour les entreprises mais aussi pour les principaux concernés (les employés), je me suis plongé dans un tas de revues spécialisées, d’articles de blogs et de vidéos ; j’ai passé des semaines à faire des recherches (lire: « j’ai beaucoup, beaucoup procrastiné sur Youtube »), et j’ai fini par tout compiler dans une nouvelle conférence, qui dure 59min (en vrai, j’aurais pu en parler 2h). J’imagine que vous avez mieux à faire, mais si le sujet vous parle, et si vous voulez savoir pourquoi les lamas sont la solution, vous n’avez qu’à cliquer ci-dessous:

Dans le prochain épisode, nous essaierons de faire toute la lumière sur ma main gauche coincée dans la poche.

 

La drogue du travail, l’overdose, et comment s’en protéger (spécial entrepreneur)

« Le travail prend le temps qu’on lui laisse »: c’est la loi de Parkinson (rien à voir avec les tremblements). 
Cette loi nous apprend, pour faire simple, que si je me laisse par exemple 1h pour une réunion, eh bien cette réunion prendra effectivement 1h. Si je me donne 4 mois pour écrire un bouquin, je mettrai effectivement 4 mois pour écrire ce bouquin. Notre cerveau configure la réalité en fonction des contraintes qu’il a déjà pré-établies.
(A ce stade de votre lecture, si vous avez bien lu le passage sur la durée de réunion, vous devriez déjà être en train de reconfigurer votre Outlook du bureau en réglant la durée par défaut de vos réunions à 30min au lieu d’une heure, mais je ne voudrais pas m’imposer dans votre vie professionnelle).
(Mais franchement, pensez-y).
(ça y est vous l’avez fait ?)

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Citizen Centric Politic

Dans les entreprises privées, cela fait un sacré bail que la notion de « Customer Centric » a été intégrée (plus ou moins bien). Cette notion est à l’origine de nos expériences client « sans couture », digitales, personnalisées, sympas, fluides, etc. On a tous bien intégré qu’on a le droit, en tant que client, d’être traité comme il se doit par des entreprises à qui on donne notre argent. Rien ne vous choque là-dedans, j’imagine, et je ne vous apprends rien de neuf (mais ne partez pas, la suite arrive).

Or, hier matin dans l’avion je regardais, consterné, la liste des députés qui ont voté contre l’interdiction du glyphosate dans la loi, ceci après avoir lu qu’en Allemagne, ils allaient couper des hectares de forêt pour construire…une mine de charbon (argh). Dans ces deux exemples, malheureusement non isolés, on retrouve des décisions politiques allant directement à l’encontre de nos intérêts vitaux. Qui nous nuisent, à nous et à nos proches. Ce sont de véritables coups de couteau dans le dos. Ces décisions sont celles de « collabos » dans une 3ème guerre mondiale qui a pour ennemi le réchauffement climatique. Et dans cette guerre, on a plus que jamais besoin de Résistants Climatiques, pas de collabos – surtout en politique. Ces députés déplorables et ce projet de mine de charbon ont le don de me mettre hors de moi et me donnent comme des envies de 1789 (pas vous ?).

Un peu de bon sens

Du coup, je crois qu’il faudrait remettre les pendules à l’heure pour toute cette horde d’élus et de hauts fonctionnaires (même si, dans le lot, il y en a forcément des intègres et compétents j’imagine), en leur rappelant notamment: Lire la suite « Citizen Centric Politic »

La 3ème Guerre Mondiale a commencé, choisissez votre camp: résistant, ou collabo.

Très franchement, on est assez mal parti dans cette guerre. 

Dans une guerre conventionnelle, aussi sale soit-elle, on a en face de soi un ennemi. Il peut se camoufler parmi les civils, favoriser la guérilla urbaine, l’attaque frontale massive, les attentats, tout ce que vous voulez, mais au moins on a un ennemi, avec des gens qui le représentent, le financent, le soutiennent. Bref, des cibles, sur lesquelles on peut prévoir tout un tas de solutions violentes pour les liquider – dans ce registre, l’humain ne manque pas d’imagination.

La Troisième Guerre Mondiale ?

La guerre qui nous concerne est d’un autre genre et nous oppose à un ennemi bien plus coriace: le changement climatique – causé par l’homme (celui qui, à ce stade, met en doute ce fait incontestable est invité à aller voir ailleurs si j’y suis). D’un point de vue purement logique, le véritable ennemi est donc l’homme, mais ce serait dommage de tous s’entretuer au nom de cette guerre, puisqu’il n’y aurait plus personne pour célébrer la victoire. Lire la suite « La 3ème Guerre Mondiale a commencé, choisissez votre camp: résistant, ou collabo. »

Les 30 Gerbeuses et la quête du Sens

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Bienvenue sur Terre camarade
Assis à la table d’un café, j’observe deux femmes (chinoises) juste à côté. Leur principale activité, depuis 30min, consiste à prendre des selfies. Bouche en coeur, tête penchée, selfie à deux, selfie avec le chien, selfie avec la cuillère, selfie avec la tasse à café…elles ne lâchent pas une seconde leur téléphone.

Même le chien a l’air blasé, pauvre bête. Du coup il aboie, ce qui fait momentanément lâcher son portable à sa maîtresse pour lui mettre une muselière (au chien, pas au portable), avant de se lancer dans une longue recherche du filtre Instagram parfait pour son selfie avec la porte des toilettes. Je n’aime pas dire du mal des gens, mais ces deux nanas sont complètement pathétiques. 

Et pourtant, avant…

Pourtant, il y a encore une poignée de dizaines d’années, il me semble que les humains avaient quelques rêves, quelques ambitions. Aller sur la Lune. Réfléchir à la vie. Mettre fin aux guerre. Repousser les limites de la connaissance. Tout le monde n’y participait pas directement évidemment, mais j’ai l’impression qu’au moins ces sujets intéressaient les foules.  

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