Le Blog de Nicolas Beretti

Un article de haute volée intellectuelle tous les 36 du mois.


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« Réduire son impact environnemental » c’est comme taper moins fort sur son gamin, ça sert à rien

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L’urgence climatique, c’est ça.

 

Dans cet article, je vous propose qu’on arrête de se mentir avec du vocabulaire mal employé, qu’on arrête de payer nos impôts jusqu’à ce que les Etats se bougent, et qu’on expérimente la grève de la faim climatique.

La situation environnementale est catastrophique, connue de tous, et nos réponses absolument pas à la hauteur. Ce d’autant que l’humanité connait non seulement les solutions, mais, en plus, en a largement les moyens. Planter 1200 milliards d’arbres à l’échelle du globe par exemple permettrait de stocker une grosse partie du carbone en trop dans l’atmosphère, refroidirait des régions entières, abriterait une faune et une flore conséquente, fixerait les sols, bref, ça pourrait nous sauver, tout simplement. 

1 200 milliards de dividendes ou 1 200 milliards d’arbres ?

Si l’Europe et les Etats-Unis décidaient de financer cet effort – en compensation de deux siècles d’émissions de carbone excessifs qui nous ont mené à cet état d’urgence, cela ne coûterait que 2 euros par citoyen. 2 EUROS. Une paille ! Pour un objectif magnifique, car atteignable, concret, vertueux, efficace, symboliquement fort, et pour une fois, largement accessible financièrement : ironie totale ou non, les entreprises mondiales ont versé en 2018 à leurs actionnaires 1200 milliards d’euros de dividendes. Soit exactement la somme nécessaire pour planter les 1 200 milliards d’arbres. Il suffirait qu’UNE SEULE FOIS ces gens déjà richissimes renoncent à leurs dividendes pour que 7 milliards d’êtres humains et toute la biodiversité mondiale puissent espérer avoir un avenir ensemble.  Lire la suite

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2 Commentaires

Des conférences qui plantent des arbres : Speaker4Earth

Si si ! un article tout chaud tout neuf ! Depuis le temps…
Au moins, la promesse de ce blog est tenue (un article de haute volée intellectuelle tous les 36 du mois). Ca fait un sacré bail en effet que je n’ai pas eu le temps de me poser pour écrire. Ce petit trajet en TGV pour la riante ville de Roubaix, noyée sous un déprimant brouillard d’automne, tombe à pic et me fournit enfin l’occasion de vous retrouver, et ça fait bien plaisir.
 
En janvier dernier, rappelez-vous, on avait parlé ici même de 7 actions indolores que vous pouvez facilement entreprendre pour protéger la planète (indolores parce qu’elles ne vous coûteront à peu près aucun effort), et vous avez été nombreux à le partager, ce qui m’a fait très plaisir car la protection de l’environnement me tient particulièrement à coeur depuis que je suis gamin (que je suis Mini Moi – voir ici à propos de cet être qui vit avec vous). Cette phrase était particulièrement longue, j’essaierai de faire encore plus long dans le prochain article.
 
Comme vous le savez peut-être, dans le cadre de mes activités chez BrainsWatt, il m’arrive très souvent de donner des conférences. J’adore faire ça, c’est excitant et intellectuellement stimulant, mais depuis quelques temps je commençais à sentir qu’il fallait que j’ajoute à ces prises de parole une dimension environnementale. On a pas toujours l’occasion de pouvoir parler à 400 personnes simultanément, mais j’ai la chance d’avoir un job qui justement me le permet souvent, et je cherchais donc à me rendre un tout petit peu utile face à un monde qui n’a pas la forme. 

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