Le Blog de Nicolas Beretti

Avec de l'entrepreneur et de l'auteur à l'intérieur


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Challenge: m’expliquer ce truc bizarre

Dimanche dernier, j’ai filmé ma tasse de café.

Non pas parce que le sujet était en soi particulièrement intéressant, ni parce que je suis devenu fou (encore que…), mais parce qu’elle faisait un bruit bizarre. Et je n’ai pas réussi à m’expliquer la raison de ce bruit bizarre. Comme je n’ai pas la moindre idée de qui aller voir pour trouver une réponse, je me suis dit: je vais poser la question à mes lecteurs, peut-être parmi vous quelqu’un pourra m’expliquer le pourquoi du comment. 

Voilà les conditions initiales de l’expérience, si vous voulez les reproduire chez vous et me dire si vous aussi ça vous le fait.

1. Le mystère de la tasse de café: Conditions Initiales de l’expérience

Je me suis fait un café. J’ai mis un demi sucre dedans. J’ai pris une petite cuillère en bois. Pendant que je pensais à autre chose, j’ai machinalement tapoté ma cuillère dans le fond de la tasse. A ce moment, voilà le bruit que j’ai entendu (mettez le volume à fond):

Vous noterez que le son de la cuillère est peu ou prou le même pour chaque impact, nonobstant ma propre irrégularité de frappe. En recommençant, j’entendais à chaque fois le même son.

Maintenant, que se passe-t-il si je touille le café avant de tapoter avec la cuillère ? Observons ensemble.

Notons aussi que le suspense de cet article est à la limite de l’insoutenable.

2. Le mystère de la tasse de café: modification des Conditions Initiales de l’expérience

Même tasse, même cuillère, même tapotement de cuillère, simplement, avant de tapoter le fond de la tasse, je touille délicatement mon café (à ce stade, je crois qu’il était déjà froid tellement j’ai passé de temps à le touiller).

Ecoutez le son produit alors par la cuillère:

Soit je suis fou, soit on entend clairement que le son monte dans les aigües, non ? J’ai reproduit 10 fois le truc (je sais, mon dimanche était calme…), à chaque fois ça recommençait. Vous touillez, paf, le son est modifié et monte vers les aigües. Vous ne touillez pas, il reste sagement le même.

J’imagine qu’il doit y avoir ici une histoire de différence de vitesse de propagation des ondes sonores (effet Doppler ? Diffraction sonore ? Je sais même pas si ce dernier terme existe?), mais quand même, ça me titille depuis. 

Le monde est fascinant et mystérieux en fait, même dans une simple tasse de café. 

PS: le premier qui m’explique le truc dans les commentaires gagne un exemplaire dédicacé avec un dessin original, ce dernier incluant a minima une tasse à café du coup. Pour l’exemplaire dédicacé, je parlais de l’un de mes deux livres, parce que si vous voulez un autre bouquin, d’une ce n’est plus une dédicace, et de deux, ça me vexerait comme un pou. Il doit exister d’ailleurs un autre mot pour parler d’une dédicace faite sur un livre que vous n’avez pas écrit, mais je ne le connais pas…Mais diantre, comme le monde est mystérieux, c’est dingue ! 

PS 2: idem pour le premier lecteur qui arrive à me donner une astuce pour arrêter le sucre dans le café. J’ai essayé, tenu 17 jours, et chaque jour le café devenait plus dégueulasse, alors que tout le monde me disait que j’allais m’habituer rapidement. Que dalle ! Mais si je pouvais arrêter le sucre dans le café, j’éviterais à mon corps d’ingurgiter au bas mot 1 440 morceaux de sucre par an, soit près de 7kg en moins. Ce serait pas mal vu la quantité astronomique qu’on mange par ailleurs. 

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Les mots en mieux

L’inénarrable Thomas Degonde – l’homme qui s’est fait insulter par un acteur oscarisé, Tom, le mec que je connais depuis l’époque de la nature a, outre un talent fantanial pour la guitare, une grande capacité à inventer des mots mieux pour parler d’une chose. Si, au cours des années passées, j’ai oublié l’immense majorité de ces mots qu’il a inventés et qui devraient vraiment exister, je voulais laisser à ceux qui me sont restés en tête une chance de passer à la postérité. Parce que c’est grâce à des types comme lui que la langue française peut devenir mieux.

Pour que des concepts aussi évidents que la tousseulitude puissent enfin vivre la vie linguistique qu’ils méritent. Hommage à toi, Tom, et que les Mille Vierges de l’Outre-Espace te protègent, toi et ta descendance sur les cent prochaines générations.

Tousseulitude

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Sur la nature physique du Temps – cosmologie de comptoir

Décidément, ces trajets en TGV donnent vraiment le temps de laisser divaguer son cerveau.

J’ai encore du passer pour un fou à fixer la vitre (d’autant qu’il faisait nuit) pendant 1h sans bouger, alors que dans ma tête des idées plutôt bizarres se bousculaient, luttaient à mort pour survivre, disparaissaient pour mieux revenir, et finalement…eh bien me revoilà avec encore un flot de considérations sur des sujets qui dépassent largement mes compétences, mais que j’ai toujours trouvé passionnants.

La dernière fois, comme vous l’avez peut-être lu, c’était une bête règle mathématique apprise depuis le primaire qui m’occupait l’esprit et que je remettais en question. Finalement, il me semble avoir trouvé la réponse je ne sais plus où en rapprochant la règle de commutativité et celle de la priorité des opérations. Je crois que la multiplication et la division l’emportent sur l’addition et la soustraction – lorsqu’on enlève les parenthèses – parce que sinon on risquerait, suivant la lecture que l’on fait de l’opération, de violer la loi de commutativité. D’où cette règle apprise par coeur de calculer en priorité les multiplications et les divisions.

Aujourd’hui, autre sujet: je m’en vais vous parler du Temps. Celui qui passe si vite (sauf quand on regarde Cyril Hanouna), celui qui est relatif, celui qui est impalpable, celui qui est intrinsèquement lié à l’espace depuis Einstein. Celui qui m’intrigue depuis longtemps car j’ai toujours eu du mal à réellement intégrer le fait qu’il soit relatif – j’imagine que je ne suis pas le seul, cela dit.

Nous autres humains voyons le temps comme un « truc » ayant un début et une fin, et s’écoulant suivant un rythme que nous connaissons bien (seconde, minute, heure, jour, année..). Au-delà du siècle, ça commence déjà à devenir un peu plus théorique puisque peu nombreux sont ceux qui ont plus de 100 ans.  Si je vous parle de l’an 1200, là notre cerveau ne peut déjà plus vraiment « quantifier » ce que représentent réellement 800 ans. Alors lorsqu’on parle de l’univers et de ses milliards d’années…Ca reste purement théorique pour nous. Lire la suite


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De l’ordre des opérations – Métaphysique de comptoir

Une des conséquences prévisibles d’incessants allers-retours en TGV est que vous avez le temps de gamberger (l’autre étant que la SNCF continue de vous saigner le portefeuille).

A l’occasion d’un Paris-Marseille dont le tarif, ce jour-là encore, était inversement proportionnel au temps de trajet qu’offre cette ligne à grande vitesse, je réfléchissais à l’Univers et au reste, tout en regardant la pluie tomber en fines gouttelettes horizontales sur la vitre. Je ne sais plus précisément pourquoi, mais ma réflexion portait sur les mathématiques, et, attendu que j’ai en ce domaine une compétence plus qu’approximative, je souhaitais ici partager mon interrogation, dans l’espoir que quelque pauvre hère passant par ici et doté d’une bosse des maths puisse m’éclairer un peu. En fait, avant ce trajet en TGV, le problème remonte à un examen de plongée sous-marine, où à un peu plus de 40m de profondeur, mon moniteur de plongée m’a tendu une petite tablette pour que je résolve le calcul simple qui y était inscrit. Je n’ai eu de cesse depuis de dénoncer la narcose des profondeurs (pourtant faible à 40m) pour justifier mon lamentable échec à ne pas trouver la bonne réponse. Toujours est-il que je me suis planté à cause de l’Ordre des Opérations.

Rappelez-vous vos cours de maths de primaire

Vous vous souvenez certainement de la règle permettant de calculer correctement (j’insiste sur « correctement », vous verrez plus loin pourquoi) cette simple opération:

3 + 7 x 10 = ?

Si vous avez trouvé 100, bravo, c’est tout à fait inexact (il fallait bien entendu trouver 73). Car vous vous rappelez maintenant de cette satanée règle de priorité de la multiplication et de la division sur l’addition et la soustraction. Il fallait donc lire – et calculer :

3 + (7×10) = 3 + 70 = 73

Et non pas:

(3 + 7 x 10), de gauche à droite, en commençant par l’addition des termes 3 et 7.

L’une des lectures de ce calcul est donc VRAIE, l’autre est FAUSSE. L’une donne un résultat JUSTE, l’autre ERRONÉ. Tout dépend de si j’applique une règle de calcul inventée/découverte par l’homme ou non. Pourtant, les mathématiques sont le langage de la nature. Les mathématiques sont l’alphabet de l’Univers, et Dieu est mathématicien, disait Galilée.

MAIS, et c’est là que ça commence personnellement à me titiller, mais VRAIE ou FAUSSE par rapport à quoi ? Lire la suite