PowerPoint l’illusionniste

Revue de l'Ecole Numérique- Nicolas Beretti

La Revue de l’Ecole Numérique, revue éditée par le CNDP, publie ce mois-ci un numéro spécial, notamment consacré aux usages des nouvelles technologies dans l’enseignement. PowerPoint occupant une place de choix dans les salles de classe, il m’a été proposé d’écrire un article sur la question du rôle et des conséquences d’une telle médiation cognitive sur le processus d’apprentissage et sur la relation Enseignant – Elèves. L’article est disponible dans le numéro de décembre 2012 de L’Ecole Numérique, en pages 34, 35 et 36, avec un dessin en bonus (ceux qui me connaissent savent que je résiste rarement à gribouiller un petit quelque chose dès que je peux!). 

POWERPOINT L’ILLUSIONISTE

Telle est notre modernité : les enfants d’aujourd’hui sont nés, ont grandi, et mourront un jour au voisinage plus ou moins immédiat d’un écran. Du matin au soir, de la télévision à l’ordinateur en passant par le téléphone portable et autres tablettes ou liseuses numériques, il n’est pas une seule petite heure qui passe sans qu’ils consultent un écran ou un autre. Pour tant de nos chères têtes blondes, la consultation répétée – qui de son téléphone portable ou de son profil Facebook, qui des deux alternativement et sans répit notable – semble relever de ce que l’on désigne par comportements obsessionnels compulsifs ; et il n’est pas certain qu’une appréhension proprement psychiatrique de ces comportements soit hélas impertinente.

La société de l’image

Cette addiction à ces écrans qui les fascinent est le corollaire direct de l’entrée de notre société dans ce que Régis Debray appelle «l’ère de la vidéosphère», c’est-à-dire cette «sphère de la communication qui privilégie l’immédiateté de l’image». Puisque notre société est devenue toute entière cathodique intégriste, puisque l’image – l’écran – a conquis toutes les sphères de la vie, c’est désormais l’absence d’écran qui interroge, surprend ou dérange nos concitoyens, particulièrement les plus jeunes, qui n’ont rien connu d’autre et qui pensent que passer une soirée sur Facebook, c’est passer du bon temps entre amis.

Cette lame de fond technologique n’a évidemment pas épargné le monde de l’enseignement – qui se doit de parler la même langue que la société à laquelle il prépare les jeunes – où l’aide d’un outil de présentation (PowerPoint, Keynote ou autres PréAO) est devenu la norme, et son absence pendant le cours, une notable exception. L’enseignement supérieur est ainsi tout entier tombé sous le joug de la domination PowerPoint, puisque les cours sont conçus sur le logiciel, dispensés via le logiciel et appris par les élèves, là encore, sur le logiciel (il suffit d’imprimer les slides).

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« Stop au PowerPoint! » et « Le Mémoire de Master Vite Fait Bien Fait » en 1ère place sur Amazon !

Ca a été un peu plus long qu’avec le premier livre, mais ça y est !

« Le Mémoire de Master Vite Fait Bien Fait » a atteint la 1ère place sur Amazon dans sa catégorie, comme « Stop au PowerPoint! » :

Le Mémoire de Master Vite Fait Bien Fait Amazon n°1 - Nicolas BerettiStop au PowerPoint n°1 Amazon - Nicolas Beretti

 

 

Un immense merci à tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à hisser mes deux bouquins en première place ! 

Le PowerPoint de rupture : larguer efficacement en 5 slides

larguer avec powerpoint

Vous ne savez pas comment mettre fin à cette satanée relation qui vous empoisonne la vie depuis des semaines ?

Vous n’arrivez pas à aborder le sujet franchement et en parler ouvertement ?

PAS DE PANIQUE ! 

Vous pouvez larguez votre conjoint(e) avec un bon vieux PowerPoint. Démonstration en vidéo :

Les 10 commandements de la présentation

LES 10 COMMANDEMENTS DE LA PRESENTATION

On l’a déjà dit : l’abus de présentations PowerPoint mal conçues et mal présentées nuisent à l’intelligence collective. « Les présentations saturent les disques durs, la bande passante et les cerveaux », disait le PDG de Sun Microsystem. Comme tous ces automobilistes qui se disent excellents conducteurs mais sont toujours trop nombreux à avoir des accidents, en entreprise tout le monde pense savoir se servir de PowerPoint, et pourtant tout le monde subit à longueur de journée des présentations d’un ennui apocalyptique.

Ces 10 astuces vous aideront à réussir à coup sûr votre présentation. Elles sont issues du livre Stop au PowerPoint! et d’articles de Nancy Duarte parus dans Harvard Business Review.

> Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de L’Express.

1 – UNE PRESENTATION SI NECESSAIRE SEULEMENT TU FERAS

Avant même de commencer à parler de présentation, assurez-vous que vous avez réellement besoin de présenter quelque chose. Demandez-vous systématiquement si une note de synthèse ne pourrait pas avantageusement remplacer votre présentation. La note de synthèse constitue un effort intellectuel de concision de l’information permettant d’exprimer cette dernière le plus clairement possible avec le moins de mots possible. S’il n’y a pas réellement nécessité de présenter visuellement quelques chose, ne présentez rien.

2 – TA BIG IDEA CLAIREMENT TU EXPRIMERAS

Avant de commencer à travailler sur votre présentation, focalisez-vous sur votre discours. Quelle est l’idée essentielle que votre auditoire devra retenir de votre intervention ? Quelle est LA big idea de votre présentation ? Ce fil rouge de votre discours ne constitue en aucun cas le thème de votre présentation : c’est au contraire une opinion que vous exprimez à ce sujet, c’est la raison pour laquelle ces gens sont venus vous écouter vous leur en parler. Faites l’effort d’exprimez votre Big Idea avec une phrase commençant par exemple par « Ma présentation démontre que…. » ou « Je voudrais qu’ils réalisent que… » Une présentation type « Résultats financiers trimestriels » n’exprime pas une Big Idea : si c’est tout ce que vous avez à communiquer, envoyez un tableau par email. Annoncez votre Big Idea dès le début de votre présentation si vous avez l’intention de démontrer votre idée, ou placez-la à la fin si vous préférez tenir en haleine votre auditoire jusqu’à la dernière minute.

> Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de L’Express.

(Bonus:)

Stop au PowerPoint - PowerPoint ennui

Pourquoi les réunions PowerPoint ne peuvent pas fonctionner : paresse sociale et réunionnite

Comité : un groupe de personne incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait. (W. Churchill).

Dans les entreprises, on aime organiser des réunions. On se réunit pour un oui ou pour un non, pour un briefing du lundi ou pour une réunion brainstorming, pour le comité bidule ou pour le study case X ou Y. Bref, on se réunit, surtout parce que ça donne l’air très occupé, et avoir l’air très occupé est un marqueur essentiel de crédibilité professionnelle.

Stop au PowerPoint : la réunionite - Nicolas Beretti
Principe bien connu de personal branding professionnel.

Depuis une trentaine d’année, l’évolution des pratiques managériales a mis au placard l’organisation hiérarchique verticale qui prédominait jusqu’alors pour laisser la place au fameux mode projet. Schématiquement, le mode projet est un système d’organisation assouplie dans lequel les compétences sont censées se croiser pour le plus grand bénéfice dudit projet.

Or, pour pouvoir croiser ces compétences, il faut organiser des réunions. Des dizaines, des centaines de réunions par mois. Une étude récente de la London School of Economics et de Harvard Business School menée auprès de 65 patrons de PME internationales a montré qu’un dirigeant passe en moyenne 18h par semaine en réunion. Comme il ne se réunit pas tout seul, ses cadres passent certainement au moins autant d’heures que lui à se réunir – d’autant plus qu’ils leur faut bien souvent préparer ladite réunion avec une autre réunion des N-1 et des N-2. C’est ainsi : une réunion en entraine d’autres (c’est la bien connue réunionite).

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PowerPoint peut-il tuer ?

16 janvier 2003.

La navette Columbia est sur son pas de tir, en Floride. Le décollage est annoncé, les moteurs des boosters d’appoint crachent un déluge de feu et la navette, majestueux oiseau de l’espace, s’élève lentement.

Accident navette Columbia - PowerPoint - Stop au PowerPoint

Quatre-vingt secondes après le décollage, alors que la navette effectue un virage à près de 21 300 km/h à une altitude de 60 km, un morceau de mousse isolante se détache du réservoir externe central et vient heurter les boucliers thermiques situés sous l’aile gauche. L’énergie libérée par le choc étantdémultipliée par la vitesse de la navette, le débris de mousse est vaporisé à l’impact. Lorsque les ingénieurs au sol s’en rendent compte en visualisant les films de surveillance, les responsables de la mission lancent un processus de réflexion en interne pour déterminer les risques potentiels de cet incident quant au retour de la navette sur Terre, spécialement lors de son entrée dans l’atmosphère, phase extrêmement délicate où la température sur le bord de l’aile dépasse 1650°C, à une vitesse de 27 000 km/h.

Or, alors que la navette est toujours en orbite, c’est sur la base de présentations PowerPoint que seront menées, au sol, les analyses techniques pour tenter de déterminer le niveau de risque que subira l’équipage lors du retour sur Terre, 12 jours après le décollage. Plus précisément, afin de déterminer l’angle avec lequel le débris a heurté l’aile, son poids et son énergie cinétique au moment de l’impact, les ingénieurs préparent 3 rapports, représentant un total de 28 slides PowerPoint.

Si les niveaux hiérarchiques inférieurs des slides font bien mention des risques réels encourus par l’équipage, les niveaux supérieurs (titres des slides, bullets points) sont plus optimistes, à tel point que l’idée de faire appel aux images haute résolution de l’armée américaine pour déterminer l’ampleur des dégâts est finalement écartée.

Après 12 jours de mission en orbite autour de la Terre, la navette explose lors de sa rentrée dans l’atmosphère.

L’enquête officielle menée par la NASA démontrera par la suite l’inefficience de PowerPoint en tant qu’outil de communication, de par l’impact infra-ordinaire de sa médiation cognitive.

Comment se manifeste cette médiation ? Par quels biais cognitifs PowerPoint peut-il ainsi agir jusqu’à transformer le sens même des informations qu’il porte ?

Tout ceci est expliqué dans la première partie du livre

« Moi aussi je veux un PowerPoint pourri à mon mariage », ou l’art de résumer tout un livre vite fait & bien fait

Je pense que tout le monde maintenant est tombé sur cette photo de Anne Thouret qui, honnêtement, m’a bien fait rigoler, mais au cas où vous l’ayez manquée, je vous la livre ci-dessous parce qu’elle vaut le détour (je n’ai pas trouvé de site internet de Anne Thouret, si quelqu’un l’a sous la main, je le cite volontiers!). Elle illustre à merveille l’intro de « Stop au PowerPoint ! », dans laquelle ça parle mariage au détour d’un passage sur l’organisation moderne du travail et son indéboulonnable mode projet. Mais trêve de bavardage, voici la photo :

"Moi aussi je veux un PowerPoint pourri à mon mariage", photo de Anne Thouret, 16 décembre 2012. Quand la pensée PowerPoint s'invite dans la rue
Photo de Anne Thouret prise pendant la manifestation de dimanche 16 décembre 2012.

Merci Anne pour cette perle photo !! 🙂

Vous n’avez rien à dire ? Faites-en un PowerPoint !

Dave Paradi, un consultant canadien spécialisé en PowerPoint, effectue tous les ans une étude destinée à déterminer les facteurs d’ennui d’un PowerPoint. En d’autres termes, il vous livre une recette implacable pour tuer l’attention de votre public, ce qui peut s’avérer fort utile si vous n’avez rien à dire. Voyons un peu comment réduire les malheureux qui vous écoutent à un niveau d’activité cérébrale digne de nos amis lolcats.

PowerPoint ennuyeux - Lol cats - Stop au PowerPoint

L’étude de Dave Paradi, qui porte d’ailleurs bien son nom («The Annoying PowerPoint Survey»), classe les trucs les plus ennuyeux avec PowerPoint :

  1. L’orateur qui lit ses slides : 74%
  2. Des longues phrases rédigées au lieu de bullet points : 51%
  3. Texte trop petit : 48%
  4. Slides illisibles à cause du choix des couleurs : 34%
  5. Graphiques et diagrammes trop complexes : 26%

Dans un pamphlet visionnaire et désormais célèbre (que vous pouvez télécharger gratuitement), Rafi Haladjian déclare quant à lui que « si la religion était l’opium du peuple, PowerPoint est celui du cadre », car selon lui PowerPoint est un outil « d’anesthésie ».

Allez, pour paraphraser cette belle citation criante de vérité, je vous ai préparé un petit PowerPoint…

Mort par PowerPoint - powerpoint ennui - Stop au PowerPoint

(PS : slide inspirée d’une slide anglo-saxonne dont je n’ai pas retrouvé le blog d’origine…)

PowToon : quand Roger Rabbit dépoussière vos vieilles slides PowerPoint

Connaissez-vous PowToon ?

Comme sa baseline l’indique, PowToon a pour ambition de proposer un remède de cheval contre l’ennui qui règne dans le monde propre et lisse de PowerPoint.

Oui, mais comment ? 

En ajoutant un brin d’awesomeness à vos présentations. Ceux qui ne sont pas familiarisés avec la notion d’awesomeness, je vous invite à aller prendre un cours accéléré ici avec le maitre incontesté de la chose. Concrètement, et comme indiqué dans le titre de cet article, PowToon vous permet de créer facilement des présentations animées dans une franche ambiance cartoon. Comme si Tex Avery avait croisé le chemin de Bill Gates. Ou Roger Rabbit. Enfin, vous avez saisi.

Plutôt que de vous parler deux heures du concept, je vous laisse voir par vous-même ce que ça donne :

Mais encore ?

Il y a eu PreziThePit.ch, il y a PowToon, il y en aura certainement d’autres (je suis tombé il y a peu sur une startup française qui bossait sur un nouvel outil de présentation, mais je ne me souviens plus de son nom – si vous le connaissez…).

Ce qui est à mon sens intéressant dans tout ça, mis à part le fait qu’on va pouvoir créer tout un tas de nouvelles présentations rigolotes pour finalement dire du mal de PowerPoint, c’est qu’il y a clairement une volonté massive de trouver des alternatives au logiciel de Microsoft. La vraie question : Microsoft et Apple vont-ils rester les bras croisés, confiants dans l’hégémonie absolue de leurs logiciels, ou bien vont-ils préventivement racheter ces bouillonnantes startups avant qu’elles ne prennent trop de place ?

L’avenir de PowToon

Bien que particulièrement convaincu de la fin prochaine de PowerPoint, j’ai tendance à penser que PowToon se limitera à des sphères privées et à des présentations online de startups (qui ont pour raison d’être de dépoussiérer le passé). En revanche, j’ai un peu de mal à imaginer, demain, des CEO en cravate présenter aux investisseurs leurs futurs plans de restructuration à coup de dessins animés…

Le mot de la fin

– Prezi, PowToon, et les autres… c’est une révolte ?

– Non sire, c’est une révolution.

Du moins, c’est ce qu’on peut souhaiter.

Du consultant, et de l’art de consulter

Le consultant : « A la suite de notre audit, j’ai le plaisir de vous annoncer que tout va bien dans votre société et que nous n’avons par conséquent aucun conseil à vous vendre ».

Consultant, de l'art de consulter

Situation de pur fantasme pour tout client qui a un jour eu à faire à un consultant. Avec un consultant, il y a toujours quelque chose à régler, une recommandation à donner, une méthode à mettre en oeuvre ou un modèle à appliquer. Tout simplement parce qu’un consultant qui ne dégotte pas un problème à régler n’a rien à vendre par la suite.

Vous allez me dire : il y a toujours un problème à régler quelque part. Je vous répondrais : certainement, mais tous ne nécessitent pas nécessairement un consultant pour y parvenir. Les entreprises vivaient très bien avant l’avènement des consultants.

Aujourd’hui, il doit y avoir plus de consultants que d’entreprises à consulter…

Or donc, quel est l’intérêt principal d’un consultant ?

Comme il n’appartient pas à l’entreprise, c’est son oeil externe qui intéresse, c’est à son regard a priori neuf et théoriquement impartial qu’il est fait appel.

Et quelle est la limite principale d’un consultant ?

On lui demande d’être impartial avec la main qui le nourrit. D’une certaine manière, c’est le même problème qui se pose avec les agences de notation, rémunérées par les entités mêmes qu’elles sont censées noter objectivement. Comment le conseil donné par le consultant peut-il être objectif alors même qu’il déterminera probablement le montant futur des honoraires facturés ?

Après plus de 2000 ans de retours d’expérience quant aux effets de l’argent sur l’intégrité et la probité humaines, il serait naïf de croire que le consultant échappe, seul et fier, à la règle.

Le consultant est donc un professionnel dont l’intérêt est de vous trouver un problème pour pouvoir vous vendre ensuite ses solutions.

Toute l’astuce consiste donc à convaincre le client qu’il y a un réel problème, et que le consultant détient la solution – ça tombe bien, il y a PowerPoint.

C’est sur cette même logique que fonctionne finalement la publicité, en montrant des gens trop beaux pour être vrai, des vies trop parfaites, trop riches et trop clinquantes, tout ceci afin que la nôtre paraisse si terne et si ennuyeuse en comparaison que l’on finit par être convaincu que c’est en consommant leurs produits qu’on se sentira mieux. La méthode publicitaire, pour résumer, est un simple matraquage de messages consistant à répéter que nous ne sommes pas uniques, pas à la pointe du progrès, pas connectés, pas élégants, pas en forme, si nous ne possédons pas telle voiture, telle tablette, tel téléphone, tel vêtement, tel silhouette, etc..

La méthode du consultant, qui lui ne peut pas matraquer son client 3h32 par jour, doit donc être à la fois plus fine et plus percutante, car il n’a en général qu’une seule chance de vendre ses « remèdes ». Il doit donc faire forte impression, faire mouche rapidement et efficacement.

Pour cela, quelle meilleure stratégie que celle de chercher à enfumer quelque peu ledit client, mais le plus sérieusement et le plus professionnellement du monde ?

Là où le magicien utilise de la fumée pour masquer ses trucs, là où le politicien recourt aux formules creuses pour ne pas répondre à la question posée, le consultant, lui, utilise PowerPoint pour masquer le vide souvent abyssal de ses « recos ».

Exactement comme les officiers de l’armée américaine, qui avouent utiliser PowerPoint avec les journalistes pour « noyer les poulets » et éviter les questions potentiellement embarrassantes. Le consultant doit réussir un véritable tour d’illusionniste, dont il n’a souvent lui-même plus conscience, tellement il s’est convaincu lui-même de la pertinence du contenu des slides qu’il ânonne à longueur de journée.

PowerPoint désastre - Stop au PowerPoint - Nicolas Beretti

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Les plus taquins d’entre vous me diront : tu es gonflé d’écrire ça, tu as mis en lumière dans un livre un problème, et tu proposes ici des solutions, comme un consultant !

Je leur répondrais deux choses:

– J’aurais fait exactement la même remarque à leur place, elle était vraiment trop tentante.

– Je ne vends pas de conseils ; je propose une lecture différente de la manière moderne de travailler…libre à chacun, par la suite, d’en faire quelque chose, ou de n’en rien faire.