Le Blog de Nicolas Beretti

Avec de l'entrepreneur et de l'auteur à l'intérieur


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#ViteFaitBienFAit: lisez n’importe quoi en ligne 2 à 3 fois plus vite sans effort

Vous le savez peut-être, je suis (un peu) obnubilé par l’efficacité. Or dans nos métiers du tertiaire (pour ceux que cela concerne), la matière brute que vous manipulez à longueur de journée reste de l’information. Tant que vous ne serez pas maçon ou ébéniste (et c’est dommage, car il en manque), vous passez le plus clair de votre temps à ingurgiter de l’information d’un côté et à la transformer en une autre information de l’autre (rapport, note, PowerPoint, « reco », « pitch », ce que vous voulez).

Autrement dit, plus vous serez capable « d’ingurgiter » de l’info rapidement, moins de temps cela vous prendra et plus vous aurez de temps pour faire autre chose. Combien de temps passez-vous chaque jour à lire ? 3 heures ? Faites le compte, c’est énorme. Pensez à toutes ces notes, ces synthèses, ces documents Word, ces pages Wikipedia, ces dossiers PDF… 5 heures par jour ? Imaginez que vous divisiez ce temps de lecture par 2. Juste par 2. C’est facile, voici comment.

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Update: Comment doubler votre vitesse de lecture en 10 minutes

La lecture est un processus cognitif complexe effectué par le cerveau à une vitesse phénoménale. Pourtant, si vous êtes un lecteur lambda, sachez que malgré cette vitesse déjà élevée dans l’absolu, vous êtes incroyablement lent par rapport à la vitesse que vous pourriez atteindre avec un peu d’entrainement.

Augmentez TOUT DE SUITE votre vitesse de lecture

Comme tout le monde, vous avez majoritairement cessé d’apprendre à lire vers la fin de l’école primaire, comme si c’était un acquis parfait et que plus aucun progrès n’était possible dans le domaine. Or, sachez qu’on vous a simplement appris à déchiffrer les lettres, pour comprendre le sens des mots. Ensuite, c’est l’habitude de la lecture qui vous a permis de lire relativement vite, et de ne plus déchiffrer les mots avec votre doigt comme en primaire. Sachez cependant que comme pour toute pratique, en lecture aussi une (énorme) marge de progression vous est encore accessible : c’est l’intérêt de la lecture rapide.

Si vous ne me croyez pas, copiez-collez le texte de tout cet article dans le cadre prévu à cet effet ici. Puis, juste sous ce cadre, réglez la vitesse des mots qui défilent à 600 mots / minutes (2 fois la vitesse de lecture moyenne). Prenez une grande inspiration, détendez-vous, et cliquez sur « lecture ». Vous verrez que vous aurez tout compris à la fin (peut-être pas les chiffres, mais tout le reste si).

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Faut-il continuer à utiliser PowerPoint? @MerciAlfred nous pose la question !

Merci Alfred, que vous connaissez déjà tous certainement, nous offre aujourd’hui une vidéo qui m’a particulièrement fait plaisir: ç’aurait pu être une bande-annonce parfaite pour Stop au PowerPoint!

En pleine semaine du lancement français de Prezi, logiciel alternatif absolument génial auquel je consacre plus de 20 pages dans mon livre, cette vidéo vient, encore une fois, enfoncer le clou que l’on plante à plusieurs dans le crâne de PowerPoint…

Si vous manquez d’arguments pour convaincre votre boss de ne pas utiliser PowerPoint à la prochaine présentation clients, montrez-lui ce petit film, offrez-lui Stop au PowerPoint, et faites-lui découvrir Prezi !

A bon entendeur… 🙂


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Vous êtes nuls en estimation

– « Oh, à vue de nez je n’en ai plus que pour 20 ou 30 minutes! »

2 heures plus tard, vous y êtes encore.

Nous autres humains sommes terriblement nuls en estimation. Durée, coût, complexité, horaires…la plupart du temps, même dans les situations les plus simples (« faire un brin de ménage de 15 minutes » qui durera tout le dimanche après-midi), notre faculté à estimer combien de temps telle tâche prendra est catastrophique.

Nous estimons toujours au mieux, rarement au pire

Nous anticipons toujours l’avenir selon le scénario le plus positif. Ca doit être un biais cognitif humain qui s’explique peut-être par l’inéluctabilité de la mort: bien que très répandue, mourir n’est pas une activité réjouissante. Du coup nous choisissons de l’occulter et de vivre comme si nous étions éternels. Ce faisant, on pose comme postulat que « ça ira mieux demain ». Après tout, c’est vrai: à quoi bon vivre si on sait à l’avance que c’est de pire en pire et qu’on meurt à la fin? Ce biais cognitif d’optimisme est peut-être finalement une sorte de pulsion de vie qui nous aveugle.  Lire la suite


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Mieux s’organiser : le Post-it comme vous ne l’avez jamais vu

Mon ami et estimé spécialiste de l’efficacité personnelle et des cartes heuristiques, j’ai nommé Pierre Mongin, vient de sortir son dernier livre : « Mieux s’organiser – La stratégie du Post-it et du Kanban Personnel » (InterEditions, 2013).

Pierre Mongin

Lorsqu’il m’a envoyé ce bouquin – avec une chouette dédicace, je me suis mis à le feuilleter le soir même, pour voir ce qu’il en était. Je ne m’attendais pas à y rester scotché jusqu’à 2 heures du matin.  Lire la suite


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Picasso, Kepler et les avantages d’être un « Expert Généraliste »

J’avais conservé dans Evernote il y a quelques temps un article paru originellement ici ; un post paru dans 99u, un site visant à partager des visions, méthodes et idées créatives pour aider les gens à être plus créatifs ET à concrétiser leurs idées (ce qui est le plus difficile). Bref, cet article est tellement chouette que je me suis dit qu’il fallait que je l’utilise comme base pour le post qui suit. Il aborde un sujet que je trouve capital, et qui recouvre ce dont je parle dans mon premier livre, à savoir « l’expertocratie » dans laquelle on vit et qui, honnêtement, est une vaste blague.  Lire la suite


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Embaucher gratuitement Richard Branson, Steve Jobs, Tim Ferriss ou Kennedy

Que vous soyez chef d’entreprise, fondateur d’une startup ou manager d’une business unit, vous avez chaque jour une quantité non négligeable de décisions à prendre (à ce sujet, lisez ici comment vous fabriquer la To Do list la plus efficace du monde en 3 minutes). Parfois, ce sont des problèmes complexes à résoudre ou des décisions stratégiques : dois-je changer le nom de mon entreprise ? Doit-on attaquer tel marché, ou nouer tel partenariat ? Invariablement, vous aurez remarqué que dans ces moments-là, vous êtes bien…seul. C’est à vous seul qu’incombe de prendre la décision, et c’est à vous d’en assumer les conséquences. C’est parfois un brin stressant, j’en conviens – pour l’expérimenter à peu près tous les jours.

Vous êtes seul à décider ? Entourez-vous de superstars du business.

Tous les entrepreneurs n’ont pas forcément la chance ni les moyens de s’entourer d’un board de conseillers ou de directeurs à même de les aider dans leurs choix et décisions quotidiens. Le commun des entrepreneurs, particulièrement dans les startups, n’a pas la possibilité de rémunérer ou même d’intéresser des stars du business et de les faire venir à leur board de conseillers. Donc, que faire pour ne plus être seul et bénéficier de conseils inestimables venant de personnalités éminemment reconnues ? C’est ici qu’intervient une petite technique que je trouve très intéressante si elle mise en oeuvre sérieusement, qu’on appellera ici le « SchizoBrainstorming » (première mondiale, s’il vous plait).

La schizophrénie comme mode de management de projet

Bien que j’utilise ici le mot schizophrénie à tort (il faudrait plutôt parler de Troubles Dissociatifs de l’Identité, mais ça sonne tout de suite moins bien), on s’en contentera pour la simple et bonne raison que pour la plupart des gens, y compris votre serviteur avant de me pencher sur le sujet, la schizophrénie et les troubles dissociatifs de la personnalité (autrement dit, être plusieurs dans sa tête) sont une seule et même maladie. On va donc garder le terme « schizo » pour plus de clarté.

Le cerveau humain est capable de bien des prouesses, et notamment dans sa capacité d’imagination, formidablement puissante et sous-exploitée dans nos sociétés post-modernes ultra-rationalistes, où Excel et PowerPoint dominent la pensée mondiale. Le SchizoBrainstorming va venir précisément s’appuyer sur les capacités d’imagination du cerveau pour permettre à n’importe qui de « penser » comme le ferait un autre, en l’occurrence un Steve Jobs ou un Richard Branson par exemple, et de trouver ainsi des idées et des solutions auxquelles il n’aurait jamais pensé en restant simplement « lui-même ». Le tout dans l’idée, bien entendu, d’être plus efficace et plus créatif dans sa gestion de projet ou sa résolution de problème. 

En effet, notre façon de penser est engoncée dans un tas de règles plus ou moins fortes, plus ou moins conscientes, imposées par notre éducation, l’organisation à laquelle on appartient (cf la loi de Conway), voire même sa culture, sa famille, sa classe sociale…Devant un problème, on va donc naturellement avoir tendance à chercher des solutions suivant une logique similaire à chaque fois. On va traiter l’information suivant le même schéma cognitif, en s’appuyant sur sa propre expérience passée. Or, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets, penser toujours de la même manière n’est pas nécessairement une bonne chose quand il s’agit d’imaginer des solutions ou des idées radicalement nouvelles. Comment dépasser cette limite cognitive qu’on s’impose à soi-même ? Par le SchizoBrainstorming. 

Rien de sorcier là-dedans, il s’agit juste d’utiliser les principes des jeux de rôle et de les implémenter dans le business. Vous souvenez-vous lorsque, étant petit, vous « deveniez réellement » le personnage que vous jouiez (le gentil chevalier, la princesse, le ninja, le superhéros…) ? Les enfants ont une formidable capacité à « oublier » le réel le temps de leurs jeux, ce qui leur permet de se glisser dans la peau de leurs personnages très facilement. Ils « vivent » ainsi leurs aventures imaginaires intensément, sous les yeux jaloux des adultes qui, finalement, avec leur costume-cravate et leurs ordinateurs, font exactement la même chose, mais ont oublié qu’il ne s’agissait que d’un rôle et restent coincés dans leur personnage imaginaire (voir du côté d’Erving Goffman pour illustrer ce point). 

Construisez votre Board imaginaire

Imaginez qu’à votre table, en l’espace de 5 minutes, viennent s’asseoir Richard Branson, Kennedy, Steve Jobs, Eisenhower ou Einstein. Vous leur expliquez votre situation ou votre problème, et vous leur demandez de plancher sur une solution. Puis, tour à tour, vous leur faites prendre la parole. Puis vous écoutez comment, considérant leur expérience respective et leur manière d’appréhender le monde, ils auraient géré le problème à votre place. Ce serait quand même sacrément pratique, avouez-le. Eh bien c’est ce que nous allons faire. Nous allons utiliser la capacité de votre cerveau à générer des idées que vous ne pensiez même pas avoir en le libérant simplement de sa cage cognitive habituelle. Le SchizoBrainstorming, de ce point de vue, est une sorte de clef de libération de votre pensée et de votre imagination, rien de plus. Comment construire votre board, très concrètement ?

Mode d’emploi d’une session de SchizoBrainstorming

Installez-vous confortablement à votre bureau. Isolez-vous pour plus de concentration. Si vous voulez pousser l’exercice, installez-vous réellement dans une salle de réunion et disposez des photos de vos idoles du business autour de la table. 

SchizoBrainstorming

Si votre chien vous semble à même de résoudre votre problème de business stratégie, invitez-le à votre session de SchizoBrainstorming. Sinon, redéfinissez votre problème.

1. Créez une Mind Map de vos personnages

Le Mind Mapping est ici un outil idéal qui vous permettra de laisser votre créativité s’exprimer librement, tout en recueillant vos idées au fur et à mesure qu’elles seront générées. Construisez une carte de ce genre, avec vos propres icônes du business : 

Mind Map de Schizobrainstorming

2. Indiquez, pour chaque personnalité, leurs principales caractéristiques  –

Ce sont ce pour quoi, finalement, ils sont devenus ce qu’ils sont devenus : audace, méthode, obsession, stratégie… Ce sont aussi les raisons pour lesquelles vous les trouves intéressants et les avez « conviés » à votre board.

3. Laissez-vous envahir par votre board

Imaginez réellement – faites l’effort – que vous êtes pour de vrai en face de ces gens-là, qu’ils vous parlent et vous regardent. Si vous ne faites pas cet effort, votre imagination ne pourra pas s’activer. Pensez, à ce stade, à votre concentration d’enfant lorsque vous jouiez à tel ou tel jeu. A cette époque, vous n’aviez aucune difficulté à vous mettre dans la peau d’un personnage fictif. Donc, vous savez le faire. Faites-le. Vous êtes bien assis en face de Steve Jobs, et vous voyez son pull noir à col roulé, son jean, sa barbe poivre et sel, et ses petites lunettes rondes. Tim Ferriss, à côté, est en t-shirt relax et vous sourit, renversé sur sa chaise. Richard Branson se recoiffe un peu et remet en place le col de sa chemise blanche, puis se tourne vers vous et vous encourage à leur présenter votre problème. Vous entendez le bruit de leurs mouvements. Ils sont bien là, avec vous.

4. Notez les idées que chacun exprime face à votre problème

Puisque vous avez mis en lumière certaines de leurs caractéristiques, en repartant du noeud central (votre problème à résoudre) et en suivant « leur » schéma de pensée. Mettez vous dans le schéma mental de chacun d’entre eux, l’un après l’autre, et sur votre Mind Mapp, notez toutes les idées que cela va générer. Ainsi, par exemple:

Tim Ferriss vous conseillera d’aller chercher en Inde un assistant virtuel doué et peu coûteux pour vous permettre de libérer du temps.

Richard Branson vous conseillera de donner à votre marque un ADN particulier et de l’insuffler à vos collaborateurs, vos produits, vos services, votre logo.

Steve Jobs vous suppliera de simplifier, simplifier, et simplifier encore votre produit, son design, sa fonction, son site web…Il vous poussera vers le Beau.

Newton prendra votre problème et en renversera la perspective : non, ce n’est pas un souci avec le produit, mais plutôt un souci avec le Pourquoi de votre activité.

– Etc…

Le SchizoBrainstorming vous permet de « sortir » de vous-même et de vos habituels schémas de pensée, et vous aide à générer des idées que vous ne pensiez même pas avoir. Non pas qu’elles apparaissent subitement : elles sont déjà en vous. Simplement, elles étaient bloquées. En laissant quelqu’un d’autre, même imaginaire, les dire à place, votre cerveau n’a plus à casser tout votre système de pensée. C’est un tour de passe-passe cognitif, mais ça marche. C’est nettement moins « douloureux » pour lui d’inventer un interlocuteur pour faire passer une idée radicalement nouvelle pour vous, plutôt que de remettre en cause 20, 30 ou 40 ans d’éducation et d’expérience…

Dernier avantage du SchizoBrainstorming : cela ne coûte rien en charge sociale ou en tickets de présence. Et vos superstars sont disponibles à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Pourquoi ne pas essayer si ça ne coûte rien et que vous avez tout à y gagner ?