Le Blog de Nicolas Beretti

Un article de haute volée intellectuelle tous les 36 du mois.


Poster un commentaire

Les vraies lois du marketing et de la communication

Je ne sais pas si vous avez croisé cette présentation Slideshare brillante, mais si ce n’est pas le cas, prenez quelques minutes avec votre café du matin pour savourer les missiles que l’auteur, planneur stratégique de son état, tire sur la façon dont est exercé le marketing. Hilarant et brillant à la fois.

Publicités


6 Commentaires

3 outils indispensables pour gérer n’importe quel projet

Que vous ayez à créer une startup, écrire un mémoire ou gérer un projet dans votre entreprise, la question de l’exécution sera toujours centrale. En fait, c’est même la plus difficile.

Le problème, c’est que le monde est rempli de spécialistes de la méthode dite du « Yakafokon », méthode qui s’attrape comme un virus en réunion(ite) et qui a pour principal intérêt de donner l’illusion aux autres que l’on travaille efficacement. On en connait tous au moins un autour de nous. Regardez dans votre bureau par exemple : combien de vos collègues ont contracté le Yakafokon ? A la fin, qui doit faire le travail ? Vous. Vous faites sans doute partie des rares individus qui, sans dire un mot, font ce qu’ils disent et permettent aux projets de se construire, pendant que les autres en parlent.  Lire la suite


4 Commentaires

La To Do List la plus efficace du monde

todolist

Vous êtes débordé et la phrase « J’ai pas le temps » est devenu votre virgule ? Cet article est fait pour vous – à moins que vous n’ayez pas le temps de le lire…

Comme vous le savez peut-être, j’ai des journées plutôt bien remplies. Ces occupations diverses génèrent énormément de paperasses, d’emails, de coups de téléphones et d’heures de travail. Pour autant, j’ai l’impression de ne pas être totalement surchargé. Pour être honnête j’ai même plutôt l’impression d’avoir un énorme poil dans la main par rapport à tout ce que je voudrais / devrais faire, mais c’est une autre histoire. Vous êtes pressé, alors allons droit au but : parlons efficacitéLire la suite


1 commentaire

6 astuces pour écrire des emails qui seront lus à coups sûr

Gérer ses emails

En 2013, 507 milliards d’emails seront envoyés dans le monde. En entreprise, un salarié reçoit en moyenne 72 emails par jour et en envoie près de 40. 

Cette indigestion d’informations (on parle « d’infobésité » en français, « information overload » en anglais) est depuis longtemps identifiée comme problématique pour la santé mentale des salariés et pour leur capacité à se concentrer et à être efficace : les interruptions intempestives et les habitudes de réponse immédiate aux emails nuisent clairement à la productivité personnelle et à la prise de décision. Il me semble que c’est une des raisons qui a poussé Thierry Breton, chez Atos, à remplacer les emails par un réseau social interne – je ne sais pas si l’essai est concluant.

Cet excès d’information me fait penser à un phénomène bien connu en chute libre, qui se manifeste principalement lors du tout premier saut en solo : entre le moment où l’on quitte l’avion et celui où on ouvre le parachute (approximativement 50 secondes), le cerveau enregistre tellement de signaux nouveaux et intenses qu’il « bloque », et l’on reste figé à essayer de comprendre ce qui nous arrive pendant que l’on tombe à 180km/h vers le sol. Ca m’est arrivé lors de mon premier saut, c’est assez étrange, d’autant plus que l’on a répété au sol durant toute la journée un enchainement de gestes à faire, mais….rien à faire ! Les moniteurs de chute libre appellent ça « sensations overload« , excès de sensations. Trop d’infos devient clairement bloquant pour le cerveau, qu’on soit au bureau ou en chute libre. Or donc, parmi ce flot ininterrompu d’emails, vous voulez que les vôtres soient lus et bien lus. Comment faire pour capter l’attention de vos destinataires et faire passer efficacement vos informations ? La Harvard Business Review nous donne pour cela quelques tuyaux. C’est du bon sens, mais dans le feu de l’action, on l’oublie trop souvent…

1. Soignez votre style. L’écriture type SMS, pleine d’abréviations, non ponctuée et sans majuscule, non seulement est parfaitement abjecte à lire et dénote un vrai manque d’égard vis-à-vis de votre lecteur, mais est en outre fortement susceptible de générer confusions et explications de textes. Si votre objectif était de faire passer une info de manière brève dans un email court mais qu’il faut 15 minutes d’explications de texte au téléphone par la suite, c’est raté. Ecrire correctement un email la première fois prendra moins de temps que de l’expliquer ensuite aux destinataires.

2. Soyez direct. Allez à l’essentiel, poliment bien sûr. Tourner autour du pot pendant 3 ou 4 lignes pour demander un service ou l’exécution d’une tâche gâchera du temps d’écriture et du temps de lecture, et peut même rendre votre demande floue. Soyez donc direct, exprimez votre demande et joignez-y les précisions indispensables pour votre interlocuteur : dates limites, validations, étapes, etc… Si vous attendez de votre lecteur une « action » après avoir lu votre email (confirmation d’une information, RV, validation d’un ordre…), exprimez-là clairement au moyen d’un « call to action » qui soit le plus simple possible pour votre interlocuteur : « Peux-tu simplement me donner ton GO ou NO GO par retour de mail ? Merci » ou « Merci de m’indiquer quelle date vous convient parmi les 3 suivantes… ».

3. Soyez bref. Tout comme les présentations PowerPoint les plus longues sont les plus insupportables, les emails les plus longs sont presque automatiquement ignorés par leurs destinataires. Rappelez-vous que la « jauge d’attention » de votre destinataire est très limitée. Sans aller jusqu’à vous exprimer exclusivement en 180 caractères, tâchez de faire en sorte que votre lecteur n’ait pas besoin de scroller pour lire la fin de votre email. S’il voit au premier coup d’oeil que votre email sera vite lu , il sera nettement plus enclin à le lire.

4. Soyez narratif. Lorsque vous avez besoin d’exposer des faits ou de synthétiser un événement par email, obligez vous à être cohérent et structurez votre email autour d’un début, d’un milieu et d’une fin. C’est tout, pas de péripéties, pas de détails inutiles ou considérations personnelles. Non seulement vous-même y verrez plus clair, mais votre lecteur sera beaucoup plus facilement « pris » dans votre récit.

5. Exprimez l’objectif de votre email dans l’objet. L’objet permet au destinataire de classer immédiatement votre email dans une catégorie. La plupart des objets sont à caractère informatif, ce qui classe généralement l’email dans la catégorie « A lire plus tard (donc jamais) ». Si votre email a pour objectif de générer une action, quelle qu’elle soit, exprimez-la clairement dans l’objet (exemple : « POUR CONFIRMATION : RV lundi prochain », ou bien « POUR VALIDATION : contrat XYZ »). Plus votre requête est facile à comprendre instantanément, plus facile il sera d’y répondre.

6. Ne mettez pas tout le bureau en copie. Sale habitude que celle de vouloir tenir tout le monde informé de votre travail. Même en équipe réduite, vos emails ne concernent jamais tous vos collègues. Si un email vous est envoyé avec d’autres destinataires inclus, cela ne signifie pas nécessairement que chaque réponse doive être lue par tous. Non seulement tout le monde sera très vite lassé de ces spams, mais en plus cela ôtera à vos futurs emails l’autorité naturelle des messages envoyés rarement mais avec pertinence.

Pour terminer, une leçon de 2min46 de gestion de ses emails par la non moins passionnante FastCompany :


14 Commentaires

Vite Fait Bien Fait : comment ne plus avoir mal au dos en 4 minutes par jour

Pour ce premier article de la série « Vite Fait Bien Fait » qui vise à partager de bonnes astuces d’efficacité applicables dans la vie de tous les jours, on va commencer avec le mal de dos.

Le mal au dos est un sujet que j’ai malheureusement dû apprendre à connaître, puisque par malchance, nombre des accidents que j’ai pu avoir m’ont touché le dos. La liste n’est pas exhaustive, mais en vrac, ma colonne vertébrale a subi :

– un accident de moto, avec tassement vertébral du à la violence du choc (la moto aussi s’est tassée, mais dans la voiture du type qui m’a coupé la route)

– un « saut à l’élastique » depuis le sommet d’un arbre, dans lequel vous remplacez l’élastique par une corde d’escalade (avec le recul, je peux admettre que c’était assez débile)

– une grosse gamelle sur une plaque de glace en snowboard, où bien entendu c’est le dos qui a tout encaissé

– un entrainement de TaeKwonDo qui a mal tourné (3 semaines de béquilles pour ne pas mobiliser la colonne vertébrale)

Tout ça pour vous dire que j’ai passé pas mal de temps chez le kiné et que, comme j’ai toujours refusé de passer à des sports plus doux, type piscine ou belotte, il m’a fallu trouver un moyen pour que mon dos tienne le coup et reste solide, moyen si possible qui ne me prenne pas beaucoup de temps et qui soit efficace. Et ça marche, puisque je pratique toujours le TaeKwonDo!

Soigner son mal de dos : la théorie

La colonne vertébrale est comme le mât d’un voilier : elle supporte énormément de contraintes. Sur un voilier, pour « soulager » le mât, on a installé des haubans : ce sont les câbles qu’ont voit autour du mât sur l’image ci-dessous. Ils encaissent les forces liées au vent qui gonfle les voiles et évitent au mât de tout simplement se briser.

Haubans voilierPour le dos, il faut voir un peu les choses de cette manière : votre colonne vertébrale est votre mât, et si elle déjà fragilisée (accident ou usure), vous devez d’autant plus lui fournir l’aide de haubans. Ces haubans, ce sont vos abdominaux et vos muscles lombaires. Plus ceux-ci seront toniques, plus ils seront à même d’encaisser à la place de votre colonne les différentes contraintes que vous lui ferez subir. Inutile de préciser que si vous êtes en surpoids, perdre quelques kilos vous aidera grandement à avoir moins mal au dos. Comment construire ces précieux « haubans » naturels qui vous aideront à ne plus avoir mal au dos ? Voici les petits exercices rapides que je m’impose tous les matins et qui m’ont tout simplement ôté mon mal de dos.

Soigner son mal de dos : la pratique

Suivez cette petite checklist pendant quelques jours, et vous devriez voir une nette amélioration. Dès que j’arrête ces exercices plus de 4 ou 5 jours, le mal de dos reprend…

1. Au réveil, encore dans votre lit, allongé sur le dos, amenez doucement les deux genoux à votre poitrine en expirant lentement. Levez-vous sans geste brusque ensuite. Ce petit étirement soulage et remet un peu en place toute la chaine postérieure avant que la gravité associée à la position verticale ne vienne lui imposer des contraintes.

2. Avant ou après le petit déjeuner, comme vous voulez, prenez 4 minutes pour faire du gainage. Le gainage a l’avantage, par rapport aux exercices de renforcement musculaires classiques des abdos, d’être moins agressif pour la colonne vertébrale (moins de torsions répétitives). Installez un tapis en mousse sur le sol, ou une simple serviette de bain si vous n’avez pas de tapis de sol, et faites comme suit :

3. Face contre le sol, sur les coudes et sur la pointe des pieds, dos bien droit, tenez au moins 1 minute sans bouger comme sur l’image ci-dessous. Faites bien attention de ne pas cambrer votre dos, il doit rester bien rectiligne :

 Gainage mal au dos

4. Ensuite, pivotez sur un des deux côtés, sur un coude et sur la tranche du pieds, et là encore, sans bouger, tenez 1 minute. Changez de côté, et tenez 1 minute. Cet exercice renforce vos obliques :

Gainage oblique mal au dos

5. Terminez par un gainage postérieur en tenant 1 minute en positon de « plagiste », sur les coudes et sur les talons, dos surélevé et toujours bien droit : 

gainage lombaires mal au dos

Faites ces petits exercices chaque matin, ils ne vous prendront que 4 minutes (vous pouvez vérifier l’addition) et devraient sincèrement vous aider à ne plus avoir mal au dos du tout.

Par ailleurs, 2 astuces simples à appliquer dans la vie de tous les jours vous éviteront de nombreux désagréments:

– Lorsque vous avez quelque chose à ramasser par terre, ne pliez pas le dos mais les jambes. En clair, mettez-vous accroupi s’il le faut mais ne vous penchez pas en avant: vous surchargez vos lombaires.

– Lorsque vous portez quelque chose de lourd, contractez en permanence les abdominaux pour soulager le dos.

Evidemment, évitez aussi les accidents de moto, les plaques de glace, les sauts à l’élastique avec une corde d’escalade, etc…


8 Commentaires

PowerPoint l’illusionniste

Revue de l'Ecole Numérique- Nicolas Beretti

La Revue de l’Ecole Numérique, revue éditée par le CNDP, publie ce mois-ci un numéro spécial, notamment consacré aux usages des nouvelles technologies dans l’enseignement. PowerPoint occupant une place de choix dans les salles de classe, il m’a été proposé d’écrire un article sur la question du rôle et des conséquences d’une telle médiation cognitive sur le processus d’apprentissage et sur la relation Enseignant – Elèves. L’article est disponible dans le numéro de décembre 2012 de L’Ecole Numérique, en pages 34, 35 et 36, avec un dessin en bonus (ceux qui me connaissent savent que je résiste rarement à gribouiller un petit quelque chose dès que je peux!). 

POWERPOINT L’ILLUSIONISTE

Telle est notre modernité : les enfants d’aujourd’hui sont nés, ont grandi, et mourront un jour au voisinage plus ou moins immédiat d’un écran. Du matin au soir, de la télévision à l’ordinateur en passant par le téléphone portable et autres tablettes ou liseuses numériques, il n’est pas une seule petite heure qui passe sans qu’ils consultent un écran ou un autre. Pour tant de nos chères têtes blondes, la consultation répétée – qui de son téléphone portable ou de son profil Facebook, qui des deux alternativement et sans répit notable – semble relever de ce que l’on désigne par comportements obsessionnels compulsifs ; et il n’est pas certain qu’une appréhension proprement psychiatrique de ces comportements soit hélas impertinente.

La société de l’image

Cette addiction à ces écrans qui les fascinent est le corollaire direct de l’entrée de notre société dans ce que Régis Debray appelle «l’ère de la vidéosphère», c’est-à-dire cette «sphère de la communication qui privilégie l’immédiateté de l’image». Puisque notre société est devenue toute entière cathodique intégriste, puisque l’image – l’écran – a conquis toutes les sphères de la vie, c’est désormais l’absence d’écran qui interroge, surprend ou dérange nos concitoyens, particulièrement les plus jeunes, qui n’ont rien connu d’autre et qui pensent que passer une soirée sur Facebook, c’est passer du bon temps entre amis.

Cette lame de fond technologique n’a évidemment pas épargné le monde de l’enseignement – qui se doit de parler la même langue que la société à laquelle il prépare les jeunes – où l’aide d’un outil de présentation (PowerPoint, Keynote ou autres PréAO) est devenu la norme, et son absence pendant le cours, une notable exception. L’enseignement supérieur est ainsi tout entier tombé sous le joug de la domination PowerPoint, puisque les cours sont conçus sur le logiciel, dispensés via le logiciel et appris par les élèves, là encore, sur le logiciel (il suffit d’imprimer les slides).

Lire la suite


3 Commentaires

Pourquoi les réunions PowerPoint ne peuvent pas fonctionner : paresse sociale et réunionnite

Comité : un groupe de personne incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait. (W. Churchill).

Dans les entreprises, on aime organiser des réunions. On se réunit pour un oui ou pour un non, pour un briefing du lundi ou pour une réunion brainstorming, pour le comité bidule ou pour le study case X ou Y. Bref, on se réunit, surtout parce que ça donne l’air très occupé, et avoir l’air très occupé est un marqueur essentiel de crédibilité professionnelle.

Stop au PowerPoint : la réunionite - Nicolas Beretti

Principe bien connu de personal branding professionnel.

Depuis une trentaine d’année, l’évolution des pratiques managériales a mis au placard l’organisation hiérarchique verticale qui prédominait jusqu’alors pour laisser la place au fameux mode projet. Schématiquement, le mode projet est un système d’organisation assouplie dans lequel les compétences sont censées se croiser pour le plus grand bénéfice dudit projet.

Or, pour pouvoir croiser ces compétences, il faut organiser des réunions. Des dizaines, des centaines de réunions par mois. Une étude récente de la London School of Economics et de Harvard Business School menée auprès de 65 patrons de PME internationales a montré qu’un dirigeant passe en moyenne 18h par semaine en réunion. Comme il ne se réunit pas tout seul, ses cadres passent certainement au moins autant d’heures que lui à se réunir – d’autant plus qu’ils leur faut bien souvent préparer ladite réunion avec une autre réunion des N-1 et des N-2. C’est ainsi : une réunion en entraine d’autres (c’est la bien connue réunionite).

Lire la suite