Le Blog de Nicolas Beretti

Avec de l'entrepreneur et de l'auteur à l'intérieur


Poster un commentaire

La 3ème Guerre Mondiale a commencé

Et très franchement, on est assez mal parti.

Dans une guerre conventionnelle, aussi sale soit-elle, on a en face de soi un ennemi. Il peut se camoufler parmi les civils, favoriser la guérilla urbaine, l’attaque frontale massive, les attentats, tout ce que vous voulez, mais au moins on a un ennemi, avec des gens qui le représentent, le financent, le soutiennent. Bref, des cibles, sur lesquelles on peut prévoir tout un tas de solutions violentes pour les liquider – dans ce registre, l’humain ne manque pas d’imagination.

La Troisième Guerre Mondiale ?

La guerre qui nous concerne est d’un autre genre et nous oppose à un ennemi bien plus coriace: le changement climatique – causé par l’homme (celui qui, à ce stade, met en doute ce fait incontestable est invité à aller voir ailleurs si j’y suis). D’un point de vue purement logique, le véritable ennemi est donc l’homme, mais ce serait dommage de tous s’entretuer au nom de cette guerre, puisqu’il n’y aurait plus personne pour célébrer la victoire.

20180829_182320

Fig1: Dieu légèrement dépité

Le changement climatique n’est pas « demain » ou « bientôt »: il a commencé depuis 20 ou 30 ans, et ce qu’on observe ces derniers temps ne sont que les débuts d’une catastrophe annoncée, d’une extinction massive de la vie sur Terre. La question, désormais, n’est plus « Est-ce qu’on va pouvoir l’éviter ? » mais « La vie sur Terre va-t-elle être encore possible dans 50 ans ? ». C’est une perspective affreusement surréaliste qu’on croirait tirée d’un film d’action américain, mais c’est le bien réel résultat de notre aveuglement et de notre lâcheté collectifs. Nous sommes dedans. C’est là. C’est maintenant.

Tout le « système Terre » est sur le point – imminent – de basculer dans une dynamique d’emballement dont rien ni personne ne pourra revenir: cette bascule mettra fin à la vie sur Terre – il restera peut-être quelques bactéries motivées et les inoxydables services des impôts, mais c’est tout. On ne parle pas d’un avenir lointain mais de celui de nos – vos – enfants, demain. Plus d’oxygène à respirer, une planète qui commence à bouillir, puis plus d’eau, plus rien. Terminé, la Terre sera devenue une planète Vénus, toutes les formes de vie auront succombé dans d’atroces souffrances, et l’humanité se sera annihilée pour les dernières gouttes d’eau potable disponibles.

20180829_183204

Dès lors, la seule question qui importe devient celle que nos enfants pourraient nous poser, dans 30 ans, s’ils ne sont pas déjà morts sur une planète devenue stérile: « Et vous, quand vous le pouviez, vous avez fait quoi contre la fin du monde ? »

Projetez-vous face à eux, dans 30 ans. Qu’aimeriez-vous pouvoir leur répondre, sérieusement ? Que vous n’avez rien fait, que vous ne saviez pas ? Que vous saviez, mais que vous avez choisi de ne rien faire ? Que le système était trop fort ? Pensez-vous qu’ils vous pardonneront, eux qui n’auront peut-être jamais vu un poisson ou une abeille ? Oserez-vous leur dire que, par lâcheté, vous avez été Collabo et avez participé à la destruction de leur monde et de leur avenir ?

Résister ou collaborer

Revenons un peu en arrière. Dans les années 1940 en France, face aux nazis, il y avait trois choix possibles:

  • #1: Se faire discret et essayer de continuer à vivre comme avant ;
  • #2: Collaborer avec l’ennemi ;
  • #3: Prendre les armes et résister.

Cette dernière option a demandé aux résistants un courage difficile à imaginer aujourd’hui. Il leur a fallu vivre une double vie ou quitter le confort du quotidien pour le maquis, le tout avec une espérance de vie équivalente à celle d’un concours de 1, 2, 3 Soleil sur l’autoroute, de nuit, dans le brouillard. Pourtant, des milliers de gens ont eu ce courage, et nombreux sont ceux qui en ont payé le prix fort. Si le IIIème Reich a été détruit, c’est aussi grâce à eux. 

Alors on a raison de célébrer ces héros de l’ombre, mais le temps est venu de s’en inspirer et de faire comme eux. Face à une menace plus grande que toutes celles que l’humanité a jamais eu à affronter, nous avons, tous, deux options devant nous:

  • Option #1: On reste des Collabos. On ne fait rien de particulier, mais on s’indigne un peu et on partage quelques pétitions pour les abeilles sur Facebook. 
  • Option #2: On devient des Résistants. On ne sait pas bien comment on va s’y prendre, mais on décide de combattre le réchauffement climatique, par tous les moyens possibles. 

L’option #1 est aussi lâche et destructrice que le choix de collaborer avec les nazis en 1940. Elle nous a conduit à la situation actuelle et nous emmènera à coup sûr à la fin de notre monde – que nous verrons de notre vivant, j’en suis persuadé. Si vous ne faites rien, à votre échelle et avec vos moyens, pour lutter, alors vous êtes un collabo. L’ennemi est partout, il nécessite que chacun prenne les armes pour gagner ce qui pourrait être sinon notre toute dernière bataille. Ne rien faire, c’est collaborer. 

L’option #2 est la plus difficile. Comment, en effet, lutter ? Contre quoi, contre qui ? Par quoi commencer ? Comment s’attaquer à un ennemi invisible, qui est partout dans le système – qui est le système ? Comment changer maintenant de mode de vie, alors que nous profitons d’un confort incroyable ?

Nous avons mille et une options possibles. Aucune ne sera miraculeuse et ne gagnera la guerre à elle seule. Allez acheter des arbres et plantez-les, ou financez des actions de reforestation. Mangez (beaucoup) moins de viande. Compensez vos déplacements. Mettez votre matière grise à contribution pour inventer de nouveaux moyens de lutte, comme cette startup qui capture du carbone et le transforme en bijoux, ou cette autre qui veut planter des milliards d’arbres avec des drones, ou encore ce jeune gamin (18 ans!!) qui veut nettoyer tous les océans. Chacun a du se dire: « comment diable vais-je faire ? ». Mais ils ont tenté de prendre les armes, à leur manière. Nous ne sommes pas tous ingénieurs ou chimiste, mais nous avons tous un talent et de l’énergie à y consacrer. 

Personne ne vous demande d’être parfait d’un coup. Nous allons nous retrouver dans de belles contradictions (à titre personnel j’ai planté environ 9 000 arbres via Speaker4Earth mais je roule en moto, par exemple), mais l’important est de commencer la lutte. L’alignement viendra progressivement. J’ai commencé à compenser mes émissions de CO2 en avion, puis mangé moins de viande, puis acheté bio, puis créé Speaker4Earth….et j’espère bien ne pas m’arrêter là, parce qu’il va falloir en faire bien plus pour apporter ma modeste pierre à la Résistance Climatique.

N’attendez pas que quelqu’un d’autre trouve la solution ou s’occupe du problème pendant que vous vivez votre vie. VOUS êtes la solution. Nous le sommes tous, parce que nous sommes tous le problème. Aucun humain, aussi génial soit-il, ne viendra nous sauver. Il y a parmi vous des ingénieurs, des leaders d’opinion, des politiques, des financiers…Vous avez le pouvoir de créer, à votre échelle, des poches de Résistance. Faites-le ! Pitié, ne soyons pas lâches. L’enjeu est tellement énorme…

Si nous continuons à être tous des collabos, alors la fin du film est déjà écrite et nous aurons été l’espèce la plus intelligente mais la plus brève sur cette Terre. Que nous aurons entièrement détruite en passant. 

Alors, quel camp allez-vous choisir ? La Résistance, ou la Collaboration ? 

Publicités


Poster un commentaire

« Il y aura toujours un bol de soupe à la maison, fiston »

Il y a bien longtemps, au début de mes aventures entrepreneuriales, les choses ne marchaient pas vraiment comme je l’avais anticipé (évidemment). Après mes études, ma famille, globalement, me poussait à trouver un travail pour plus de sécurité. Ils m’avaient vus, après le bac, tenter la création d’entreprise, qui n’a rien donné à l’époque (mais on a bien rigolé), et ça n’avait pas dû contribuer à les rassurer quant à une nouvelle tentative de ma part. 

J’ai donc tenté le salariat dans une agence de com interne ; je n’ai pas supporté ma première heure, ni les 15 jours suivants, et je suis finalement parti à la 3ème semaine. Ils étaient adorables, mais m’asseoir devant un écran à travailler toute la journée sur des trucs que je n’avais pas conçus, c’était pour moi impossible. Donc je suis reparti à zéro concernant l’envie de monter une boîte, et à ce moment-là, mon père, comprenant que je le ferai de toutes façons, et face à l’incertitude de ma réussite, m’a dit quelque chose d’anodin mais qui, rétrospectivement, a eu un énorme impact sur moi : Lire la suite


22 Commentaires

The first step to find your passion is to not give a fuck about finding your passion

Il y a quelques jours, j’ai été invité à donner une conférence TED-like chez Thalès, devant une centaine de jeunes ingénieurs. Le truc m’intéressait énormément car le sujet que je leur ai proposé portait sur ce qui pourrait être mon 3ème livre – si un jour je me décide à l’écrire, à savoir, arrêter de subir sa vie et en devenir le maitre. Vaste sujet maintes fois traité par des gens bien meilleurs que moi, mais je n’arrive pas à me résoudre à arrêter d’y travailler. Or donc ce talk de 10min chez Thalès pouvait me fournir un excellent moyen de tester le speech que j’avais rédigé quelques jours avant dans un TGV. Bien entendu, je n’avais pas pu le répéter ne serait-ce qu’une fois, donc le jour J, j’ai été incapable de respecter le timing de 10min, d’autant plus qu’il fallait faire le speech en anglais, mais je me suis dit que j’aimerais beaucoup vous soumettre, à vous lecteurs exigeants, cet embryon de réflexion sur la question qui peut-être vous obsède autant que moi: mais enfin, quoi faire de sa vie ?

Les lignes qui suivent sont donc tirées de ce speech de 20 min et sont une première ébauche – encore incomplète – d’un éventuel troisième livre. Je prends donc le risque de me mettre tout nu ici et vous soumets ce texte. L’idée est surtout de recueillir, pour ceux qui seront assez patients pour lire jusqu’au bout, leurs impressions et surtout critiques. Le sujet m’obsède depuis belle lurette et en faire un livre me soulagerait pas mal je crois. Vous noterez par ailleurs que le titre et certaines illustrations que j’avais préparées pour la conférence sont en anglais, je les ai gardés tels quels pour cet article. Mais voici donc l’article qui commence avec un titre que j’ai réussi à placer tel quel chez Thalès:

The first step to find your passion

©NicolasBeretti

(Ou: comment trouver sa p**** de passion)

Lire la suite


2 Commentaires

Economisez 30 000 euros de consulting avec ce graphique

A l’occasion d’une conférence que je menais dans une entreprise, et où l’on parlait notamment d’innovation, ma cliente me demande de lui envoyer quelques liens intéressants sur le sujet. Il me revient alors en mémoire un TEDx de Guy Kawasaki, bonhomme dont j’ai déjà parlé mille fois ici, et en le re-regardant, je me suis dit qu’il fallait que je partage avec vous le passage qui me semble vraiment intéressant sur l’épineuse question du positionnement d’une idée, afin de pouvoir répondre une fois pour toute à cette fameuse question: « mon idée X ou Y est-elle finalement fumeuse ou réellement prometteuse ? » 

Comment positionner simplement votre innovation ?

Avoir des idées, c’est facile. Tout le monde en a, mais seuls certains d’entre vous les mènent même avec brio au stade de la réalisation (je pense à mon amie Raphaëlle et son pot de fleurs connecté MEG). Innover suppose prendre un risque, celui de se planter, de ne pas réussir à donner vie à son idée, ou celui de voir les clients ne pas l’acheter. Or, rien n’est plus difficile que de rester objectif quant à ses propres idées: par définition, si on les a eues, c’est pour une raison, et cette raison (plus ou moins obscure) nous pousse à croire qu’on a raison. C’est confondre enthousiasme et nécessité !

On peut être passionné par la collection de petites cuillères en bois, ça n’en fera pas moins un sujet de business difficilement réalisable. De même, devant une interminable ToDo list, on a bien souvent tendance à commencer par ce qui nous coûte le moins d’efforts, fainéants que nous sommes, alors même que peut-être, la vraie priorité est ailleurs. 

Or donc Guy Kawasaki dans ce TEDx Berkeley nous donne une grille d’analyse simple à mettre en oeuvre pour positionner vous-même votre idée – et économiser, comme il le précise malicieusement, un paquet de dollars en factures MacKinsey.

Lire la suite


Poster un commentaire

Cette vidéo que vous ne devez pas regarder

Je n’ai pas pour habitude de publier des vidéos sur ce blog, mais celle-ci mérite vraiment que vous preniez 8min pour la regarder en entier. Surtout si, comme tant d’autres, vous sentez bien au fond de vous que votre propre vie vous échappe, prise dans les contraintes et les rythmes imposés par un système qui tourne en rond ; que tout n’est qu’une vaste blague un peu inutile et qu’au fond, vous n’êtes rien. Car c’est bien tout le drame et l’absurde de ce que nous sommes, avec nos Iphone 7 et nos crédits sur 45 ans: rien.

La question du pourquoi de nos vies me passionne, principalement parce que j’ai l’intime conviction que chercher à répondre à cette question c’est donner un sens à sa vie, et je trouve cette vidéo est extrêmement puissante pour vous mettre face à vous-même, face à une grande question, le tout en 8min. 

Je crois aussi que l’entrepreneuriat est une des manières les plus efficaces et brutales pour aider à affronter cette question et y apporter des réponses, parce que devenir responsable de votre propre liberté vous oblige à vous interroger intensément sur tout ça – mais je ne sais pas ce qu’en pensent les autres entrepreneurs qui liraient ce billet ?

Je retiens tout particulièrement une phrase que je voudrais partager ici tant elle est malheureusement vraie:

« Nous taillons le monde en pièces à la recherche de la joie, sans jamais regarder au fond de nous »

Que vous soyez au bureau ou chez vous, bloquez les 8 prochaines minutes, montez le son et regardez:


Poster un commentaire

Les 4 mauvaises raisons de créer son entreprise

Le saviez-vous ?

8 français sur 10 considèrent que créer sa boite est plus valorisant que le salariat. En outre, 50% des 18-34 ans rêvent de se lancer dans une aventure entrepreneurialeSi donc l’envie vous chatouille vous aussi: rassurez-vous, vous êtes parfaitement normal. Et vous avez bien raison: je répète à tout va qu’à mon sens, c’est la plus belle aventure personnelle à vivre tant on apprend en général, et on apprend sur soi en particulier.

Mais attention.

Si l’envie de se lancer est donc devenu tout à fait mainstream, il existe 4 très mauvaises raisons de créer sa boîte. Si vous vous reconnaissez dans l’une d’elle, méfiez-vous ! 

Les 4 mauvaises raisons de créer sa boîte

L'argent

Lire la suite


2 Commentaires

L’économie positive, en quoi ça vous concerne ? (Indice: ça parle aussi de dauphins et de café)

 

Valls LH

Qui a dit qu’il y avait un paradoxe sur cette photo ??

 Vous connaissiez le concept d’économie positive ?

Non?

Moi non plus, jusqu’à ce que le LH Forum m’invite au Havre à participer aux conférences, débats et tables rondes dans lesquelles on retrouvait du Manuel Valls, du Hubert Reeves, du Jacques Attali, du Alain Juppé, du Jean-Claude Trichet, du Gilles Babinet…

En fait, je ne connaissais pas le concept d’économie positive mais je crois que j’en faisais un peu sans le savoir avec StayHome et Transporteurs d’Image. L’idée de l’économie positive c’est en gros que l’argent devienne un moteur d’amélioration du monde (environnement, humain…), plutôt qu’un agent destructeur, ce qu’il est la plupart du temps.

Mais donc, en quoi ça vous concerne ? Eh bien parce que n’importe lequel d’entre nous peut devenir un acteur de cette économie salvatrice, que ce soit par exemple en investissant son épargne judicieusement ou en créant une entreprise qui vienne répondre à un problème identifié.

Sur le premier exemple, la patronne de Novethic est ainsi venue nous expliquer l’essor des fonds ISR et surtout en quoi on peut demander à son banquier d’orienter son épargne sur des fonds qui soutiennent les énergies renouvelables plutôt que les énergies fossiles. Parmi les 500 ou plus personnes de la salle ce matin, lorsque la question a été posée à la salle de savoir qui pouvait dire en quoi son « Livret de Développement Durable » à la banque était durable, UNE seule personne a répondu. Vous par exemple cher lecteur, savez-vous ce que votre Livret DD a de durable ? Je l’ignorais aussi, mais je ne manquerai pas d’interroger mon banquier la prochaine fois que je le vois…Vous aussi pouvez non seulement poser la question à votre banquier, mais lui demander que votre épargne viennent tant qu’à faire irriguer des pans de la green économie qui en a vertement besoin (haha). Cette économie là est comme l’autre: pour financer ses besoins en machine, équipement, hommes, R&D, elle a besoin de capitaux. En dirigeant votre épargne vers elle, vous lui fournissez le carburant de sa croissance, sans que ça ne vous coûte rien (au contraire) et sans vous fatiguer le moins du monde. Pas mal, déjà, non ?

Sur le deuxième exemple, c’est un entrepreneur hors pair que je découvre ce matin qui est venu nous mettre une bonne paire de claque à tous: Gunter Pauli.

Gunter Pauli

Meet Gunter Pauli

Je vous préviens tout de suite, c’est le genre de gars brillant qui fout des complexes tant il a fait et continue de faire des choses incroyables.
Ce belge et auteur du concept d’Economie Bleue nous a expliqué comment, très concrètement, il avait initié dans le monde 190 projets d’entreprises visant toutes à réduire l’emprunte écologique humaine. Et ça marche: il a mobilisé à travers ses activités près de 2 milliards d’euros et créé 4 millions d’emplois à travers le monde. Tout en taclant les titulaires de MBA et autres consultants McKinsey – ce qui me plait toujours généralement, il nous a fait la démonstration qu’on peut tout à fait ne PAS se concentrer sur une seule activité ET réussir (cf mon article sur les experts généralistes).

A titre d’exemple, il a fondé des entreprises de pêche qui utilisent, comme les dauphins, des bulles d’air pour attraper les poissons, ce qui a pour immense avantage 1/de ne pas détruire les fonds et 2/de ne pas attraper de poissons femelles enceintes (je ne sais pas quel est le terme scientifiquement exact…). Car, je n’avais pas réalisé, mais la pêche intensive de millions de poissons femelles enceintes accélère dramatiquement vite la disparition de l’espèce. Or, on pêche déjà 2 fois plus de poissons qu’il ne s’en reproduit. Ou encore, il fabrique des vêtements à base de marc de café. Ou encore, il produit en très grande quantité (1 million de tonnes) du papier issu du déchet des mines – oui, du papier à base de pierre, vous avez bien lu. Pas d’arbre coupé, pas d’eau consommé (même si d’aucuns font remarquer que ce n’est pas non plus 100% écologique, bien que cent fois moins stupide que du papier à base d’arbres). Du papier à base de déchets de mine d’uranium ou d’or. Son truc à lui, c’est notamment de copier la nature, dans laquelle le concept de déchet n’existe tout simplement pas. Le déchet est, il faut le rappeler, une invention humaine – et pas la meilleure.

Or, quel a été son message essentiel: cessez de penser et agissez. Pendant que Greenpeace est toujours en train de se demander, nous racontait-il, si oui ou non son papier issu de pierre est vraiment écolo, la Chine lui en commande plusieurs millions de tonnes. Cessons parfois de penser, et agissons, quelle que soit l’échelle. Ce que nous répétait aussi Alain Juppé d’ailleurs.

Juppé

Là on dirait pas mais il a été plutôt drôle

Point de startups numériques ce matin donc pour changer, rien que du bien concret, du solide, du tangible, bien loin de l’univers hi tech si trendy dont on a l’habitude. Et je dois avouer que ça fait du bien. Surtout quelques jours après la Marche pour le Climat organisée notamment par Avaaz, et à laquelle j’ai également participé. Allez, la journée continue, ceci n’était qu’un aperçu de la matinée, je file maintenant écouter un des Directeurs de la Banque de France et enseignant à Aix Marseille.
Merci au LH Forum de pouvoir réunir autant de belles personnes qui agissent pour changer le monde. C’est inspirant, vraiment.