Le Blog de Nicolas Beretti

Avec de l'entrepreneur et de l'auteur à l'intérieur


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La drogue du travail, l’overdose, et comment s’en protéger (spécial entrepreneur)

« Le travail prend le temps qu’on lui laisse »: c’est la loi de Parkinson (rien à voir avec les tremblements). 
Cette loi nous apprend, pour faire simple, que si je me laisse par exemple 1h pour une réunion, eh bien cette réunion prendra effectivement 1h. Si je me donne 4 mois pour écrire un bouquin, je mettrai effectivement 4 mois pour écrire ce bouquin. Notre cerveau configure la réalité en fonction des contraintes qu’il a déjà pré-établies.
(A ce stade de votre lecture, si vous avez bien lu le passage sur la durée de réunion, vous devriez déjà être en train de reconfigurer votre Outlook du bureau en réglant la durée par défaut de vos réunions à 30min au lieu d’une heure, mais je ne voudrais pas m’imposer dans votre vie professionnelle).
(Mais franchement, pensez-y).
(ça y est vous l’avez fait ?)

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La 3ème Guerre Mondiale a commencé, choisissez votre camp: résistant, ou collabo.

Très franchement, on est assez mal parti dans cette guerre.

Dans une guerre conventionnelle, aussi sale soit-elle, on a en face de soi un ennemi. Il peut se camoufler parmi les civils, favoriser la guérilla urbaine, l’attaque frontale massive, les attentats, tout ce que vous voulez, mais au moins on a un ennemi, avec des gens qui le représentent, le financent, le soutiennent. Bref, des cibles, sur lesquelles on peut prévoir tout un tas de solutions violentes pour les liquider – dans ce registre, l’humain ne manque pas d’imagination.

La Troisième Guerre Mondiale ?

La guerre qui nous concerne est d’un autre genre et nous oppose à un ennemi bien plus coriace: le changement climatique – causé par l’homme (celui qui, à ce stade, met en doute ce fait incontestable est invité à aller voir ailleurs si j’y suis). D’un point de vue purement logique, le véritable ennemi est donc l’homme, mais ce serait dommage de tous s’entretuer au nom de cette guerre, puisqu’il n’y aurait plus personne pour célébrer la victoire. Lire la suite


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« Il y aura toujours un bol de soupe à la maison, fiston »

Il y a bien longtemps, au début de mes aventures entrepreneuriales, les choses ne marchaient pas vraiment comme je l’avais anticipé (évidemment). Après mes études, ma famille, globalement, me poussait à trouver un travail pour plus de sécurité. Ils m’avaient vus, après le bac, tenter la création d’entreprise, qui n’a rien donné à l’époque (mais on a bien rigolé), et ça n’avait pas dû contribuer à les rassurer quant à une nouvelle tentative de ma part. 

J’ai donc tenté le salariat dans une agence de com interne ; je n’ai pas supporté ma première heure, ni les 15 jours suivants, et je suis finalement parti à la 3ème semaine. Ils étaient adorables, mais m’asseoir devant un écran à travailler toute la journée sur des trucs que je n’avais pas conçus, c’était pour moi impossible. Donc je suis reparti à zéro concernant l’envie de monter une boîte, et à ce moment-là, mon père, comprenant que je le ferai de toutes façons, et face à l’incertitude de ma réussite, m’a dit quelque chose d’anodin mais qui, rétrospectivement, a eu un énorme impact sur moi : Lire la suite


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The first step to find your passion is to not give a fuck about finding your passion

Il y a quelques jours, j’ai été invité à donner une conférence TED-like chez Thalès, devant une centaine de jeunes ingénieurs. Le truc m’intéressait énormément car le sujet que je leur ai proposé portait sur ce qui pourrait être mon 3ème livre – si un jour je me décide à l’écrire, à savoir, arrêter de subir sa vie et en devenir le maitre. Vaste sujet maintes fois traité par des gens bien meilleurs que moi, mais je n’arrive pas à me résoudre à arrêter d’y travailler. Or donc ce talk de 10min chez Thalès pouvait me fournir un excellent moyen de tester le speech que j’avais rédigé quelques jours avant dans un TGV. Bien entendu, je n’avais pas pu le répéter ne serait-ce qu’une fois, donc le jour J, j’ai été incapable de respecter le timing de 10min, d’autant plus qu’il fallait faire le speech en anglais, mais je me suis dit que j’aimerais beaucoup vous soumettre, à vous lecteurs exigeants, cet embryon de réflexion sur la question qui peut-être vous obsède autant que moi: mais enfin, quoi faire de sa vie ?

Les lignes qui suivent sont donc tirées de ce speech de 20 min et sont une première ébauche – encore incomplète – d’un éventuel troisième livre. Je prends donc le risque de me mettre tout nu ici et vous soumets ce texte. L’idée est surtout de recueillir, pour ceux qui seront assez patients pour lire jusqu’au bout, leurs impressions et surtout critiques. Le sujet m’obsède depuis belle lurette et en faire un livre me soulagerait pas mal je crois. Vous noterez par ailleurs que le titre et certaines illustrations que j’avais préparées pour la conférence sont en anglais, je les ai gardés tels quels pour cet article. Mais voici donc l’article qui commence avec un titre que j’ai réussi à placer tel quel chez Thalès:

The first step to find your passion

©NicolasBeretti

(Ou: comment trouver sa p**** de passion)

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Economisez 30 000 euros de consulting avec ce graphique

A l’occasion d’une conférence que je menais dans une entreprise, et où l’on parlait notamment d’innovation, ma cliente me demande de lui envoyer quelques liens intéressants sur le sujet. Il me revient alors en mémoire un TEDx de Guy Kawasaki, bonhomme dont j’ai déjà parlé mille fois ici, et en le re-regardant, je me suis dit qu’il fallait que je partage avec vous le passage qui me semble vraiment intéressant sur l’épineuse question du positionnement d’une idée, afin de pouvoir répondre une fois pour toute à cette fameuse question: « mon idée X ou Y est-elle finalement fumeuse ou réellement prometteuse ? » 

Comment positionner simplement votre innovation ?

Avoir des idées, c’est facile. Tout le monde en a, mais seuls certains d’entre vous les mènent même avec brio au stade de la réalisation (je pense à mon amie Raphaëlle et son pot de fleurs connecté MEG). Innover suppose prendre un risque, celui de se planter, de ne pas réussir à donner vie à son idée, ou celui de voir les clients ne pas l’acheter. Or, rien n’est plus difficile que de rester objectif quant à ses propres idées: par définition, si on les a eues, c’est pour une raison, et cette raison (plus ou moins obscure) nous pousse à croire qu’on a raison. C’est confondre enthousiasme et nécessité !

On peut être passionné par la collection de petites cuillères en bois, ça n’en fera pas moins un sujet de business difficilement réalisable. De même, devant une interminable ToDo list, on a bien souvent tendance à commencer par ce qui nous coûte le moins d’efforts, fainéants que nous sommes, alors même que peut-être, la vraie priorité est ailleurs. 

Or donc Guy Kawasaki dans ce TEDx Berkeley nous donne une grille d’analyse simple à mettre en oeuvre pour positionner vous-même votre idée – et économiser, comme il le précise malicieusement, un paquet de dollars en factures MacKinsey.

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Cette vidéo que vous ne devez pas regarder

Je n’ai pas pour habitude de publier des vidéos sur ce blog, mais celle-ci mérite vraiment que vous preniez 8min pour la regarder en entier. Surtout si, comme tant d’autres, vous sentez bien au fond de vous que votre propre vie vous échappe, prise dans les contraintes et les rythmes imposés par un système qui tourne en rond ; que tout n’est qu’une vaste blague un peu inutile et qu’au fond, vous n’êtes rien. Car c’est bien tout le drame et l’absurde de ce que nous sommes, avec nos Iphone 7 et nos crédits sur 45 ans: rien.

La question du pourquoi de nos vies me passionne, principalement parce que j’ai l’intime conviction que chercher à répondre à cette question c’est donner un sens à sa vie, et je trouve cette vidéo est extrêmement puissante pour vous mettre face à vous-même, face à une grande question, le tout en 8min. 

Je crois aussi que l’entrepreneuriat est une des manières les plus efficaces et brutales pour aider à affronter cette question et y apporter des réponses, parce que devenir responsable de votre propre liberté vous oblige à vous interroger intensément sur tout ça – mais je ne sais pas ce qu’en pensent les autres entrepreneurs qui liraient ce billet ?

Je retiens tout particulièrement une phrase que je voudrais partager ici tant elle est malheureusement vraie:

« Nous taillons le monde en pièces à la recherche de la joie, sans jamais regarder au fond de nous »

Que vous soyez au bureau ou chez vous, bloquez les 8 prochaines minutes, montez le son et regardez:


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4 mauvaises raisons de créer son entreprise

Le saviez-vous ?

8 français sur 10 considèrent que créer sa boite est plus valorisant que le salariat. En outre, 50% des 18-34 ans rêvent de se lancer dans une aventure entrepreneurialeSi donc l’envie vous chatouille vous aussi: rassurez-vous, vous êtes parfaitement normal. Et vous avez bien raison: je répète à tout va qu’à mon sens, c’est la plus belle aventure personnelle à vivre tant on apprend en général, et on apprend sur soi en particulier. Lire la suite