La drogue du travail, l’overdose, et comment s’en protéger (spécial entrepreneur)

« Le travail prend le temps qu’on lui laisse »: c’est la loi de Parkinson (rien à voir avec les tremblements). 
Cette loi nous apprend, pour faire simple, que si je me laisse par exemple 1h pour une réunion, eh bien cette réunion prendra effectivement 1h. Si je me donne 4 mois pour écrire un bouquin, je mettrai effectivement 4 mois pour écrire ce bouquin. Notre cerveau configure la réalité en fonction des contraintes qu’il a déjà pré-établies.
(A ce stade de votre lecture, si vous avez bien lu le passage sur la durée de réunion, vous devriez déjà être en train de reconfigurer votre Outlook du bureau en réglant la durée par défaut de vos réunions à 30min au lieu d’une heure, mais je ne voudrais pas m’imposer dans votre vie professionnelle).
(Mais franchement, pensez-y).
(ça y est vous l’avez fait ?)

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« Il y aura toujours un bol de soupe à la maison, fiston »

Il y a bien longtemps, au début de mes aventures entrepreneuriales, les choses ne marchaient pas vraiment comme je l’avais anticipé (évidemment). Après mes études, ma famille, globalement, me poussait à trouver un travail pour plus de sécurité. Ils m’avaient vus, après le bac, tenter la création d’entreprise, qui n’a rien donné à l’époque (mais on a bien rigolé), et ça n’avait pas dû contribuer à les rassurer quant à une nouvelle tentative de ma part. 

J’ai donc tenté le salariat dans une agence de com interne ; je n’ai pas supporté ma première heure, ni les 15 jours suivants, et je suis finalement parti à la 3ème semaine. Ils étaient adorables, mais m’asseoir devant un écran à travailler toute la journée sur des trucs que je n’avais pas conçus, c’était pour moi impossible. Donc je suis reparti à zéro concernant l’envie de monter une boîte, et à ce moment-là, mon père, comprenant que je le ferai de toutes façons, et face à l’incertitude de ma réussite, m’a dit quelque chose d’anodin mais qui, rétrospectivement, a eu un énorme impact sur moi : Lire la suite « « Il y aura toujours un bol de soupe à la maison, fiston » »

The first step to find your passion is to not give a fuck about finding your passion

Il y a quelques jours, j’ai été invité à donner une conférence TED-like chez Thalès, devant une centaine de jeunes ingénieurs. Le truc m’intéressait énormément car le sujet que je leur ai proposé portait sur ce qui pourrait être mon 3ème livre – si un jour je me décide à l’écrire, à savoir, arrêter de subir sa vie et en devenir le maitre. Vaste sujet maintes fois traité par des gens bien meilleurs que moi, mais je n’arrive pas à me résoudre à arrêter d’y travailler. Or donc ce talk de 10min chez Thalès pouvait me fournir un excellent moyen de tester le speech que j’avais rédigé quelques jours avant dans un TGV. Bien entendu, je n’avais pas pu le répéter ne serait-ce qu’une fois, donc le jour J, j’ai été incapable de respecter le timing de 10min, d’autant plus qu’il fallait faire le speech en anglais, mais je me suis dit que j’aimerais beaucoup vous soumettre, à vous lecteurs exigeants, cet embryon de réflexion sur la question qui peut-être vous obsède autant que moi: mais enfin, quoi faire de sa vie ?

Les lignes qui suivent sont donc tirées de ce speech de 20 min et sont une première ébauche – encore incomplète – d’un éventuel troisième livre. Je prends donc le risque de me mettre tout nu ici et vous soumets ce texte. L’idée est surtout de recueillir, pour ceux qui seront assez patients pour lire jusqu’au bout, leurs impressions et surtout critiques. Le sujet m’obsède depuis belle lurette et en faire un livre me soulagerait pas mal je crois. Vous noterez par ailleurs que le titre et certaines illustrations que j’avais préparées pour la conférence sont en anglais, je les ai gardés tels quels pour cet article. Mais voici donc l’article qui commence avec un titre que j’ai réussi à placer tel quel chez Thalès:

The first step to find your passion
©NicolasBeretti

(Ou: comment trouver sa p**** de passion)

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4 mauvaises raisons de créer son entreprise

Le saviez-vous ?

8 français sur 10 considèrent que créer sa boite est plus valorisant que le salariat. En outre, 50% des 18-34 ans rêvent de se lancer dans une aventure entrepreneurialeSi donc l’envie vous chatouille vous aussi: rassurez-vous, vous êtes parfaitement normal. Et vous avez bien raison: je répète à tout va qu’à mon sens, c’est la plus belle aventure personnelle à vivre tant on apprend en général, et on apprend sur soi en particulier. Lire la suite « 4 mauvaises raisons de créer son entreprise »

A ceux qui ne savent pas trop où ils vont…

…ce post est pour vous, j’espère qu’il vous aidera un peu.

J’ai tendance à penser que si l’on creuse un peu derrière la façade, la plupart des gens ne savent absolument pas où ils vont, ni pourquoi ils en sont arrivés là. Certes, il est de bon ton d’afficher en public une vraie confiance en soi professionnelle, une « expertise métier » ou une carrière à la « trajectoire météoritique », mais en réalité, tout ceci ressemble plutôt à ce à quoi on aspire tous, pas tellement à ce qu’on est réellement. Parce que je doute que la plupart des gens se posent réellement et en toute franchise, la question: « Quel sens je donne à ma vie? » Lire la suite « A ceux qui ne savent pas trop où ils vont… »

Faire un business plan ou tirer les cartes ?

NB
Eh non, le monde ne rentre pas dans un fichier Excel

Planifier c’est deviner

A moins d’être un diseur de bonne aventure, les business plans de long terme sont pure fantaisie. Tout le monde le sait, mais tout le monde exige un business plan quand même – si possible avec des hypothèses basses, hautes et moyennes. Et votre fichier Excel doit prendre en considération tous les paramètres possible, et vous mouliner des hypothèses de chiffre d’affaires et de marges brutes.

Blague ! Le monde ne rentre ni dans une liste à puce, ni dans un fichier Excel.  Lire la suite « Faire un business plan ou tirer les cartes ? »

« Apprendre de ses erreurs » (et autres stupidités bien-pensantes)

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Dans le monde du business, il est une idée devenue quasiment Loi: il faut apprendre de ses erreurs. Si cette logique trouve ses limites dans la pratique du parachute par exemple, on trouve en revanche nombre de coachs et d’auteurs rabâcher à chaque occasion que plus on fait des erreurs, meilleur on devient.  Lire la suite « « Apprendre de ses erreurs » (et autres stupidités bien-pensantes) »